SCÈNE III
JFNNY, OLIVIER.
OLIVIER. -
Va doucement... ne te fatigue pas... Respiies~lu mieux ?...
JENNY
Oui... un peu mieux ?...
OLIVIER
Courage, courage... cela reviendra... (la faisant assoir à gauche.) .Vssieds-toi là... au milieu de tes fipurs préfeiiies... en face de ce beau soleil couchant, et regarde, aspire, ouvre ton Ame... le meilleur médecin, va, c’est la nature... attends (Keit va chcicher d.tns la mai.son un coussin qu’elle apporte à Olivier.) Attends... tit es mal placée... étend.s-toi,,.. »
JENNY
Vous êtes bon... comme vous me soignez...
OLIVIER
Ouand j’étais soulfrant, ne me soignals-tu pas ?
JENNY
• Ah ! je vous ai fait bien du mal...
Qui te parle de cela... c’est si loin de nous celle vieille histoire... je ne mêla rapelle plus... Je ne le demande qu’une chose... de vivre et de guérir... lu vivras... j'ai brisé le flacon, tu ne recommenceras plus, chère folle. A toute substance mortelle... il y a rautidote... c’est comme dans la vie... à côté du mal, il y a le bien .. bien d’autres auraient succombé... mais tu étais forte... et cette angueur (juitc tient encore... est la, dernière lutte avec a santé qui arrive...
JENNY
Oui... vous avez raison... (Menant main sur sa poi'rine.) Ce feu que j’ai là... semble s’apaiser sous la brise qui s’élève... Oh ! la belle soirée... je me sens renaître... on dirait qu’en moi, tout s’épanouit... voyez donc comme le ciel devient transparent ..et |)rofond !... sentez-vous le parfum de ces fleurs lointaines... Entendez-vous là-bas... les clochettes des troupeaux rantrant à l’étable... C’est étrange... il nie semble que mes sens engourdis se réveillent et s’étendent. . et que j’aperijois des choses... qui doivent vous échapper... Oh ! la belle nature... Oh ! que tout est