ACTE y
grand!... jamais, non, jamais... je n’ai eu de pareilles sensations... ' '
OLIVIER, qui )'a écoutée eu la regardant arec une inquiétude croissante.
Ah!... tu ta sens mieux... mais vraiment mieux... ià... dismoi...
JBNNY.
Mais oui...
OLIVIER
Donne-moi ta main... (I! lui prend le bras et compte les battements de son pouls.)
JENîiy.
N’est-cc pas !...
OLIVIER, avec trouble et angoisse.
Oui... oui... certainement... (A pari.) Je ne m’y connais plus... moi...
JENNY
Monsieur Hasler sera surpris ce soir do me trouver si bren^
OLIVIER
Enchanté...
JeKNY.
Ail!... comme je me sens calme et heureuse... c’est bien bon de vivre... '
OLIVIER
N’est-ce pas, ma fille! mais no parie pas tant...
JENNY
C’est seulement à présent, ([ueje vois combien vous m’aimez... et combien j’ai été coupable... A cette heure, ma vie m’apparaît tout entière, comme si je l’embrassais d'un seul regard... que de fautes!... Oh! comme vous avez souffert par moi... et comme j’apprécie, en ce moment, toute l’étendue de votre divin pardon...
OLIVIER
Tais-toi... j’ai uni ma vieillesse à" tes jeunes années... est-ce que c’est ta faute !... je me croyais généreux, je n'étais qu’égoïste; tu m’offrais de l’amitié, et je te demandais de l’amour... tu vois bien que c’est moi qui ai tort ! laissons-là le passé, et ne songeons qu’à l’avenir...
L’avenir... oui.. J’aime bien à dire ce inot-là.. Mettez-vous donc là... àcôté de moi... plus près... encore plus près, et causons... de l’avenir ! (Passant son bras autour du cou d’Olivier, assis à côlé d’elle.) D’abord, je ne veux pas rester dans ce pays... Nous voyagerons, n’est-ce pas. .. nous irons loin... bien loin...