‹ La femme dans l'antiquité égyptienneChapitre 1 sur 8 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

Il faut distinguer deux périodes dans l’histoire de l’humanité : celle où les mœurs font les lois et celle où les lois transforment les mœurs.

Nous en arrivons à la seconde, celle des faiseurs de codes, qu’inaugura en Chaldée Hammourabi, en Egypte Ramsès II, Bocchoris et Amasis, en Grèce Lycurgue et Solon , à Rome les décemvirs. Nous ne parlons pas des législateurs essentiellement religieux, comme Numa, Moïse, Sasychis; car ceux-là étaient surtout des traditionnalistcs, s’inspirant du devoir et non du pouvoir.

1 Dans mon étude sur La femme dans l'antiquité qui , pendant deux ans, a été le sujet de mon cours de droit égyptien à l’Ecole du Louvre, je me suis servi à la fois des représentations figurées projetées devant mes élèves, et des textes. Ces représentations figurées ont été surtout excessivement abondantes dans la première partie, dont je remets, à cause de cela, la publication à plus tard. Pour la seconde partie, où elles étaient moins nombreuses, j’ai dû nécessairement les faire disparaître pour le Journal asiatique, et me borner à un exposé beaucoup plus bref des textes. Je n’ai pas renoncé pourtant à la publication intégrale de la première partie. Si je ne puis la faire, j’en rédigerai du moins un résumé contenant les documents écrits et analysant très sommairement les autres.

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