‹ La femme de vingt-cinq ansChapitre 21 sur 52 · SCENE xn · texte numérisé non relu

SCENE xn

IiE CHATEAU DE LA GUIBOURGÈRE. — LA CHAMBRE DE

MADAME DE CHELLES

Une heure du matU« Madame DE CHELLES, tmU.liianU

a AURÉLIE,

» Mes forces sont à bout. Je voulais ne pas nae ren*- » dre : soyez généreuse. Je suis à Vannes pour affigiire » de famille, — à dix minutes de vous. Vous savez si » cet amour, qui est ma vie depuis un an, est pur » de toute vanité. — Pour vous, j'ai su rendre le » monde, ce géant Argus, cent fois aveugle! Je

• connais la Guibourgère. Le temps est hermétique- » ment couvert ; à minuit, je serai sous vos fenêtres. —

* Grâce ! il faut que je vous voie. — Ne vous offensez » pas. — Je n'irai qu'à gaioux I

t Septimb de s...

» seuf-secrétaire d'État au dépirtement de rintérieur. *

» Il y a un changement de ministère. — Qu'est-ce » que cela pour moi ? — M. de Viraville avait accepté.

» — 11 part. Je reste pour être moins indigne de • vous. » {Elle baise la lettre.) Oh I mon Dieu!

(( Madame,

» J'étais à Rennes, au conseil général, quand j'ap- » prends une nouvelle qui peut changer ma vie ! — Je » suis ministre ! — L'être sans vous, — est-ce possi- » ble ? Suis-je assez haut pom* m'humilier ? — Pardon- » nez à M. de Chelles^ parce qu'il a beaucoup aimé » madame de Chelles. — Car vous avez pénétré les » angoisses de ce pauvre cœur dont vous êtes le » sang I — J'ai jusqu'à demain pour accepter. — A dix » heures du soir — personne ne m'aura vu sortir, je m serai hors de Rennes, et par une route de traverse 9 abandonnéet -^ le chemin des amoureux, — le plus a c(mri I ( C9r je veux, si vous le voulez, que le inonde » ne sache rien)» — j'arriverai gous vos fenêtres — à w wmàXé Jie me rei»ete eatre vos laaias. -^ Gard^^- > moL

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