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$ 4. — De l'équivalence des sexes.
Physiquement et moralement, la femme est &ifférente de l’homme. Faut-il dire qu'elle vaut moins, autant ou plus que celui-ci ? Peut-on parler de la supériorité de l'un ou de l’autre sexe ?
La question est brûlante. Pour les uns, la femme est « plus amère que la mort, porte de l'enfer, chemin de l’iniquilé, sentinelle de Lucifer, dard du scorpion, tœænia du cœur humain, vase d'impureté, etc. » Pour d’autres, au contraire, elle est un « siège de sapience, miroir de la Justice, vase d'élection, porte du ciel, tee (1) »
Comment prendre parti en face de qualificatifs aussi enflammés et contradictoires ?
Il est vrai que ces « opinions » font songer à cette mentalité féminine que nous venons d'examiner. Elles sont faites beaucoup plus de passion que de raison.
Il est possible d'envisager les choses plus froidement. On arrive ainsi à des conclusions moins excessives que les précédentes. Avec M .Turgeon, nous dirons que « dans les conditions ordinaires de la vie, hommes et femmes s'équilbrent par l'esprit, que la bourgeoise ne vaut n1 plus n1 moins que le bourgeois,
(1) Fouizzée. Psychologie des Sens. Rerue des Deux-Mondes, 15 septembre 1893.