‹ La Femme et le FonctionnarismeChapitre 15 sur 35 · QE · texte numérisé non relu

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de l'esprit des premières. « On a observé que lorsqu'une pièce de théâtre comporte un rôle de pelit garcon, il n’est qu'une petite fille pour le bien jouer (1) ». Cette supériorité dans l’art de comprendre et de retenir se maintient avec l’âge. « Les étudiantes savent mieux que les étudiants, à dit un examinateur (2). 1 est vrai qu'il ajoute : « seulement, dès que l'examinaleur fait appel au raisonnement individuel, on ne lui répond plus. » C'est que l'assimilation ressemble souvent à une imitalion pure et simple, à une copie machinale. Le cerveau féminin absorbe les idées telles qu'on les lui présente. Il réagit peu sur elles. C’est ce qui fait que pour créer, pour faire une œuvre originale, le sexe fort a le dessus.

Même dans les matières qui semblent exclusivement réservées aux femmes, par exemple la cuisine ou les confections, c'est l'homme qui est à la tête du mouvement, qui donne l'impulsion et dirige les goûts. « Si le sexe féminin fournit aujourd'hui les bonnes cuisinières, les maîtres de l'art sont des cuisiniers... Aux bonnes « faiseuses », nous pouvons opposer les grands « faiseurs (3) ».

Telle est donc l'intelligence féminine : réceplive, pralique, concrèle et portée vers le romanesque.

(1) TURGEON, op. cit., t. I, p. 169.

@) Le naturaliste Charles Vogt, cité par TURGEON, op. cit., t. E, p. 168.

(3) TURGEON, op. cit., t. 1, p. 170.

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