S. (GARD
dame, il y avait non seulement des désirs, mais de véritables pollutions diurnes. (Guesneau de Mussy, t. III, p. 343 et suiv.)
Observation CLXIII. — Une femme de quarante-sept ans est condamnée à deux ans de prison pour excitation à la débauche. Bien que sa conduite eût été régulière pendant toute sa vie, elle eut successivement dans les deux ou trois années qui précédèrent sa condamnation plusieurs amants, et, en même temps, recevait chez elle des filles mineures. En prison, elle présenta bientôt des signes évidents de folie : elle se figurait que les différents employés de la maison centrale voulaient avoir des rapports avec elle. Tous les bruits qu'on entendait autour de la prison, étaient des voix de jeunes gens qu'elle avait connus. A l'asile, son délire roule complètement sur des idées de ce genre et des idées de persécution. S'il y a des personnes qui veulent la sauver, il y en a d'autres qui cherchent à lui nuire, et ce sont celles avec les* quelles elle a refusé d'avoirdes relations. (Boyer, Thèse de Montpellier, 1880, p. 35.)
Observation CLXIV. — Le même auteur rapporte à la p. 34, l'observation d'une femme dont la vie avait été très honnête et qui, à la ménopause, sous l'influence de l'excitation utérine, avait tué son mari dont la présence la gênait dans les rapports fréquents qu'elle avait avec son fils : elle fut condamnée aux travaux forcés à perpétuité.
Observation CLXV. — Femme arrivée à la ménopause: l'érolisme domine si bien dans son délire, qu'elle saisit les internes et cherche à les attirer dans sa chambre. (Dauby, Thèse de Paris, 1866, p. 54.)
Voir également les observations : 21, 39, 46, 51, 54, 60, 62, 127, 172. 174, 186,232,249.