VI PE PRÉFACE
se confondaient avec ses devoirs domestiques. En nous occupant de ceux-ci, nous avons donc parlé de celles-là.
Nous suivons la femme aux deux grandes périodes de la vie romaine : les beaux temps de la vertu antique et l’époque de la corruption morale. I était difficile d'établir ici le point précis où commença la décadence. Tout en notant les symptômes alarmants qui signalèrent la fin de la période primitive, nous avons cru pouvoir assigner la limite de celle-ci à la fin de la deuxième guerre punique. « Jadis une humble fortune rendait chastes les Latines ; le travail, et de courts sommeils, et des mains fatiguées et endurcies par la laine étrusque, et Annibal près de la ville, et leé maris en faction dans la tour de la porte Colline, ne permettaient pas aux vices d’atteindre les pauvres toits ‘. »
Notre livre se trouve ainsi divisé en deux parties : la femme sous la royauté et pendant les trois premiers siècles de la République; — la femme
1: Præstabat castas humilis fortuna Latinas Quondam, nec vitiis contingi parva sinebant Tecta labor, somnique breves, et vellere Tusco Vexatæ duræque manus, ac proximus urbi Annibal, et stantes Collina in turre mariti.