‹ La femme romaineChapitre 2 sur 313 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

pendant les derniers temps de la République et sous l'Empire.

Nous avons éprouvé par nous-même combien il est peu aisé d'étudier l’époque primitive des mœurs romaines. Les documents contemporains font défaut; et c’est dans les écrits de la seconde période que l’on doit chercher ce qui concerne Îles coutumes de l’âge précédent. Tantôt, c’est quelque loi, quelque tradition, quelque débris littéraire, recueillis par des écrivains postérieurs; tantôt, c’est un retour du poëte ou du moraliste vers des temps bien éloignés de lui. Mais ces renseignements épars n'auraient pu nous suffire pour faire revivre la Romaine des premiers siècles; et nous avons dû chercher, parmi les coutumes qui subsistaient au second âge de Rome, celles qui, par leur caractère antique, pouvaient être rapportées à une époque antérieure.

Toutefois, lorsqu' il s’est agi de mettre en seène nos héroïnes, nous n’avons pu que placer sur leurs lèvres les paroles que leur attribue Tite-Live, et dont l'harmonieuse élégance ne dut pas être familière à une Lucrèce, à une Véturie'. Combien alors nous eussions désiré que le récit d’un vieil

1. Cf. M. Egger, Latini sermonis vetustioris reliquiæ selectæ. Paris, 1843. Préface.

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