DÉVOUEMENT FILIAL
vit une émule de la fille de Cimon intervertir les lois de la nature, en allaitant sa mère; sa mère, misérable créature cependant, et que la pitié d’un geôlier ne dérobait au supplice que pour la laisser mourir de faim !! C’est à Rome aussi que, sous le règne d'un parricide, l’on vit, par un généreux contraste, les filles de nobles accusés, une Pollutia, une Servilie, braver jusqu’à la mort en se dévouant à leurs pères el
Mais il nous faut revenir à l'inscription qui nous appelait tout à l’heure. Celle-ci appartient à l’urne funéraire de Julia Alpinula, fille de ce Julius Alpinus qui souleva l’Helvétie contre Vitellius et qui fut
mis à mort par Cécina *. N'ayant pu sauver son père,
la jeune fille n’avait pu sans doute vivre sans lui.
« Moi, Julia Alpinula, prêtresse de la déesse Aventina ‘, ici je repose, malheureuse lignée d’un père malheureux. Je n’ai pu conjurer par mes prières la mort violente d’un père : il était dans sa destinée de mourir misérablement. J'ai vécu vingt-trois
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parce que Valère-Maxime, qui le rappoïte, nomme ün office qui ne fut institué que vers cette date : l'office des triumoiri capitales, chargés de faire exécuter les sentences de mort. 1. Valère-Maxime, V,1v, 7, 2. Tacite, Ann., xvi, 10, 14, 30-32.