LA MATRONE
Modifications que la fréquence des, divorces apporte au mariage. Le régime dotal remplace la manus. L'épouse dotée. Son alliance est recherchée ; et Son influence, redoutée.— Le; célibataire. — L’hymmne; nuptial:—),La maison de la femme riche, ses vêtements, ses bijoux, etc. Le luxe et l’abrogation de la loi Oppia. Retour vers le dix-neuvièmesiècle. Impuissance des lois somptuaires. Le frein du luxe.— Les solliciteuses. Les plaideuses. Le sénatusconsulte Velléien.— Les femmes de Juvénal/— Les Bacchantes romaines. Vénus Verticordia. — Le mari coupable.-—,Exceptions à la! corruption générale. — L'honnête femme. — Trois héroïnes de Plaute. L’Alcmène du poëte latin et l’Alemène de Molière. -—Inscriptions-funéraires des mâtrones. — Textes épigraphiques se rapportant au mariage des patrons avec les affranchis. — Oraison funèbre d’une épouse. — Veufs inconsolables. Époux mourant pour sa femme. — La veuve et la; mère. Nouveaux droits civils de la mère. Lois Julia et Papia Poppæa. Sénatus-consulte Tertullien. Sénatus-consulte Orphitien. — Oraison funèbre d’une mèré. — Le !règne de la matrone. à
La famille romaine a perdu sa force en perdant son indissolubilité. Le divorce que la loi antique permettait dans des cas déterminés, mais que les mœurs repoussèrent pendant cinq siècles, le divorce devient l’une des coutumes de Rome dégénérée. En étudiant ailleurs la condition de la femme biblique, nous remarquions que les Talmudistes multiplièrent les causes de la répudiation
avec une profusion inconnue à la loi d'Israël. De même les Romains de la décadence trouvèrent au divorce des motifs que leurs ancêtres eussent repoussés. Ainsi telle femme est répudiée parce que, se montrant en public sans être voilée, elle a attiré sur son visage d'autres regards que ceux d’un mari ja- Joux. Telle autre subit le même affront pour avoir assisté à des jeux publics sans qu'elle en eût averti son époux. Une troisième enfin est exclue de son foyer parce qu'élle à myÿstérieusement conversé dans la | rue avéc une courtisane !. Assurément cette matrone était la moins .excusable des trois. En échangeant Sur la voie publique de secrètes paroles avec une lemme de mauvaises mœurs, elle manquait gravement à.sa dignité. Toutefois, et en admettant même .que objet dé cet entretien fût un dessein coupable, P cp n “aie péché que per ÿ Rnee ou l’appa- Ann Cette sévérité qui, dans les exemples que nous venons de:citer, appliquait à des fautes légères ou à l'ombre seule du mal le châtiment réservé à des actes plus pernicieux ; cette sévérité semble à Valère-Maxime l'expression de la vertu antique; nous y voyons bien plutôt le premier indice de ce relàchement moral, qui couvre d'un masque d’austérité