‹ La femme romaineChapitre 164 sur 313 · VICES DES JEUNES ROMAINES · texte numérisé non relu

VICES DES JEUNES ROMAINES

sécherais plutôt le lit de la mer, et d’une main humaine tu détacherais plutôt les astres du ciel, que de faire que nos jeunes filles ne voulussent plus pécher!. » |

Devant les envahissements d'un luxe qui ne semble néanmoins pas trop lui déplaire, Ovide avertit les filles du Tibre qu’elles devront leur plus grande parure à la pureté de leurs mœurs ?. Mais cette pureté, lui était-il permis seulement d'en prononcer le nom, lui qui avait enseigné aux jeunes filles les plus sûrs moyens de la perdre ? :

Nous avons montré les deux courants que suivent a cette époque les mœurs romaines : le plus petit est seul demeuré pur; l’autre ne roule plus que de la fange. Peut-être celui-ci aurait-il dù nous arrêter plus longuement que celui-là; mais alors que nous commençons seulement à étudier les mœurs corrompues de la nouvelle Rome, l’on nous pardonnera de nous être attardée près du ruisseau à l'onde claire, et de n’avoir que rapidement passé devant ce fleuve de boue au bord duquel ne nous ramènera que trop souvent la matrone.

4. Tu prius et fluctus poteris siccare marinos, Altaque mortali deligere astra manu, Quam facere, ut nostræ nolint peccare puellæ. PROPERCE, Il, xxxu, 49-51.

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