LE CÉLIBATAIRE
sache farcir, donne-moi un cuisinier qui sache assaisonner ; donne-moi quelque chose que je puisse offrir,
lors des fêtes de Minerve, à la conjuratrice des sorts,
à l'interprète dés songes, à la devineresseet a l’aruspice. C’est une honte de ne rien leurenvoyer. De quel œil sourcilleux elles meregarderaient ! Ensuite iln’est pas possible qué je ne récompense pas avec bonté la fernme qui à fait leScérémonies'expiatoires.. Ensuite lasage-femmes’est plainte à moi du pauvre don quilui alété fait. Eh quoi! n’enverras-tu pas quelque chose à la nourrice qui allaite les petits esclaves nés dans là maison ? 1: Ces prodigalités féminines, et beau: coup d'autres semblables, (m’empêchent ide -prendre’uné ‘fetnme qui me tiendrait de semblables dis- COTE TOURS 898 9) 91 He EL 2TH 050 R Et ce n’étaïent pas seulement les défauts ni même les vices des femmes qui éloignaient les: hommes du riariage. | Alors! que la chasse ‘aux héritages était l’une des plus sérieuses occupations des Romains,le célibataire avait une si douce lexistencel! Libre de tous les $üinis de la famille, ilétait l'objet: de soinsisi fouchants, d'attentions si délicates! La joie etla pâix régnaient autour de lui! Comment eût-il voulu
échanger cette. vie facile contre les sévères obliga-
honorer le dévouement des Sabines. Cf. Ovide, Fastes; im: Smith's Dictionary. k CRE Fer eee propter divitias meas | Licuit uxorem dotatam genere summo ducere, etc. PLAUTE, de Soldat fanfaron, 616-678, 682:697.