‹ La femme romaineChapitre 184 sur 313 · JT4 LES FLACONS. DE LA. MATRONE · texte numérisé non relu

JT4 LES FLACONS. DE LA. MATRONE

la matrone. Une troisième esclave a pour mission.de faire chauffer dans les cendres l'aiguille, de fer aus tour de laquelle elle enroulera.les mèches. .qui:doivent, former des boucles. L'ornatriee, la;plus habile des cosmètes, disposera l’arrangement, et, bien sou vent; l’échafaudage de la chevelure. Pendant. que l'on coiffe la matrone, ‘une, esclave tient, devant eHe le miroin d'argent 2iicuren 5h 1628 -«Nous n'énumérerons, spas, dat mA PA venaient sejoindre.à la teinture, blonde pour donner aldasmatrone ce.que la.nature avait oublié. de lui; açr corder jou de.lui: conserver La blancheur. et, l'éclat duwisages, de, noir-des; sourcils,! lazur: desctempes, l'émail des-dents, reposaient dans, ces; petits flacons que Ja; femme. grecque, nous a déja, fait cherchera Hierculanumi; et à Pompéi.? ;.ces flacons presque. tou: jours aussi: funestes à la beauté ;que la boîte fatale que, Vénus Chargea, Psyché de chercher jaux enfers. Laissons. donc prudemment. fermés ces! flacons mystérieux, Regardons get, éventail, qu'a donné;la queueisuperbe d'un; paon etqu'agitera une. esclave f, Dans ce climat souyent.si, chaud, l'éventail ne:suf: o'h 2olioïs 2ef tnob ootre voïflon 59 reous 2mo7voW 1. Plaute, le Revenant, 268 : ; Properce, IV, vu, 45, 16; Ovide, Art d'aimer, 11; Juvénal, vi; Motel Épigrammes, I, Lxvi. Voir Tertullien, De Pa diet désifemmiés, at vi Il .5s91oou 21 12. (Qvide, Art dainien, hu Cosmétiques; Properce, ILxvu. Voir Tertullien, De l’ornement des femmes, 5, etetx saint: Cyprien; De

la conduilerprestritevaud viéroësire ns .sa6qu6) moitoof(on 6 3. Properce, IT,-xx1v, 11. suoolets® af

fira pas; ét notré Romaine ‘tiendra étre Iés ins pôur'les rafraîchir un globe de eristal #10 1 “lOuvrons maintenant les cassettes qui Cent les bijoux dé la matrone} et où raissellén les érie räudes, les topazes, les pérlés de l'Inde ?. \ 699 °IPes rerveilleuses ‘ciselures/dé l'orfévreriel étrus: que, I grâce suprême des bijoux srécs! la isévère élégance des joyaux romains, ont vorsé ‘leurs! tréi sors-däns l’écrin del lamatrone! Remarquons cé‘diadèfie précolétrusque d'or ét d'éfnail, De fonibreuses pêtites lames verticales 18 formentlet sont réunies enfrel elleg par runé bdndé ’éstamipée ler astrabalé et’qui constitué le bord'inférieur ‘du diadènie: Sur és lamés sontrivési avec uñe capricieuse profusion! dcffleurs et d'autres 6rnémientst Da décoratiéh du milieu 86" ‘éompose ide marégérités/ quiéourent le lof du datée ét dont le eur est: fiburé par” de. perle Caet as "distinguent demignônnes pâqües sata Des paliñéttes/iicrastées dé perlés Héubs, férmentlé courbfinément de cé: joyau dontla royale élégance à ce caractéré dé simplicité a la hélténiqué dénne aux@uvres darts, tn 00 2060 Voyons aussi ce collier grec dont È étoiles d’or

DivO :91 .6r uv VI 99194014 : 84e \onsausf al. afr:rsi4 LOT TY7A ll AND AOIU Letié M er snôvul :Ete rocass

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1. Properce, IL, xxIV, 127; AM, 52 à A 19{ Juvénal, 1, 459 Propercës X YA AT AS te til; Fo 410; Wbui AMIS, ebeto 6 essais) 20h Anomegaoi sn

3. Collection Campana, au nre du: ouvre Éerin At Voir le catalogue. BR vixx LIT o9tec

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sont, reliées par des perles !; et ce beau collier romain dont les huit nœuds d’or massif, rappelant nos lacs d'amour, alternent avec sept. cylindres d'émeraudes égyptiennes ?. ;

Bien des objets sollicitent encore notre attention :

le petites bulles qu'une chaîne suspend au cou; les

fibules en forme d'arc, et qui agrafent les diverses parties du costume ; les bagues dont la matrone porte des garnitures et qui sont ornées soit de pierreries ou de perles, soit de camées ou d’ intailles; les épin- -gles, à cheveux que surmonte un chapiteau. d’où. LA amour .prend son vol ou sur lequel Vénus préside. à Sartouetté Ët ap orme RU D

Accordons aussi un regard à ce. ar qui. Senfoule plusieurs fois autour du bras gauche, et porte à chacune de ses extrémités une tête de serpent.{. N'oublions pas cet; autre bracelet, semblable à une branche de palmier ployée en. cercle, et laissant tom- ber, deux spathes qui, forment, deux petites |clo-

-Ghettes sl Ÿigt | | | nédttshaoltsb tuol.2srrmat 4 4 Boiture dé Pompéi, reproduite dans le dictionnaire de Kich-Chéruel (Monile).

» 2 Cabinet des médailles. Voir le catdlogue! de M.. Chabouillet, 2559, et le nouveau catalogue, 2798.

1 3, Voir les collections et les catalogues ci- -dessus. REP Un

ve Plaute, Ménechmes, 669 ; Real Museo Borbonico., Napoli,

1824- 1867; VOL. IT, tav. x1v, Antichi gioielli;, et Rich- ÉRETGEs QU.

vrage cité (Spinther e

. 5. Bracelet romain trouvé, dans un ter Rich. (hépuel

ouvrage cité (Spathalium).

À ,. mains

© 11 paraît que la matroné aïme lé tintement que

produit le choc de ces mignons objets. Nous pouvons juger de ce goût par les boucles d'oreilles qui portent

le même nom qu’une espèce de castagnettes, là cro-

tale. A chacun de ces petits joyaux se suspendent, ‘comme les plateaux d'une bälance, deux elenchr, pérles taillées en poires, et qui, en se touchant, produisent un joyeux cliquetis *. Les elenchi décoraïent “encore d’autres boucles d'oreille. Ces pendants pou- Vaiént être si lourds qu'ils allongéaient la délicate membrane qu'ils ornäient *. Mais qu'importait cette

‘souffratice aux élégantes Romaines quine craignaient mème pas de suspendre à chacune de leuts oreilles déux où trois patrimoines #! M:

pus pourpré et l'or étaient déjà recherchés par la matrône, alors même qu’elle travaillait au milieu de ses esclaves. A'la fin de la période précédente, nous “constations que les lois Somptuaires avaient paru “utiles, et nous mentionnions la loi Oppia qui limitait la quantité d'or que pouvaient posséder les femmes, leur défendait aussi de porter des vêtements ‘aux Couleurs variées, et ne permettait pas que, ‘dans

‘uñnecville, ou:dans le: pr d'unésville,;. les matrones

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