‹ La femme romaineChapitre 186 sur 313 · HEAR · texte numérisé non relu

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‘LETLUXE ET LA LOI: OPPIA 1249

ir0Ge fut au milieu-de ce tumulte que l’undes consuls

— c'était Caton le Ceñseur— prit la parole dans l'assemblée publique:! Avant de blâmer les femmes ‘qui; envabandonnant l'ombre du foyer, ont; dérogé aux anciennes coutumes, Caton blâme les: hommes dont la faiblesse a rendu possible une telle démarche. -Siles'Romains n'avaient pas abdiqué devänt.leurs -eompagnes léur autorité domestique ,! les. femmes

zne seräient pas venues si près du: Forum pour, les

-déminer jusque dans leur vie publique. Caton ignore -si,ren cette: circonstance, les matrones .ont.exerçé une pression: sur les :tribuns, :ow si cette, pression - arrété) exercée. sur elles par ces magistrats. Quelle -honté pour les tribuns s'ils se-sont, servis de-femmes -même-pour donner-un nouvel aliment à. leurs sédi-

-tions ! Quelle honte aussi pour. les consuls: si Jes: |Ima- -itrones,) imitant la-retraite. dupeuple/sur:le mont -Sacré} remportent.ainsila victoire k|Ge:n;est, pas Sans rougir. que laustère Caton:a dû, traverser. cette ;foulecde-femmes pour aller au Forums et.si, retenu

par le respect que lui inspiraient la pudeur:et;la ma- > Jesté;simon de! toutes; en général, au, moins dé chazçune;: en particulier, i n'eût. redouté, d'infliger à.ces

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“rs sur Le Re, hat -.étrangers.à. leurs familles. Que me,s0; bomaient-elles :Bexprimer-leurs, vœux:à, leurs époux ?.Et-ençore,

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même dans leurs maisons, devraient-elles s'occuper des lois? Les anciens Romains qui tenaient sous leur puissance leurs filles, leurs sœurs, leurs épou: ses, ne permettaient même pas à la femme de s’occuper d'une affaire privée sans leur autorisation: Et les descendants de ces mêmes hommes permettent aux Romainesde traiter jusqu'aux affaires publiques! Que l’on donne un libre cours à la nature de ce:sexe indompté, et que: lon espère ensuite, que celui-ci saura s'arrêter de lui-même! Ce que veut la femme, ce n’est pas la liberté, c'est la licence. Sirelle sape, l’uneaprès l'autre, toutes les lois à l’aide desquelles on lacontient déjà si difficilement, qu'adviendra-t1? Après s'être égalée à l’homme, elle voudra. le dominer, En vain dira-t-on qu'elle se borné à: repousser -une loi injuste. Non, en ébranlant une seule lois on ébranle toutes les autres. Si/chacun détruit les lois qui le gênent, à quoisert de voter publiquement ces —Joisf Caton demande aussi, avec: ironie, pourquoi ces femmes effarées parcourent les rués? Viennent-elles demander, comme autrefois, que l'État rachète ceux de leurs parents qu’Annibal à faits prisonniers? Cette grâce, elle leur a été naguère refusée: Siles téndres sentiments dela famille ne les animent :pas}-alons c'est donc un motif religieux qui les rassemble? Elles vont au-devant de la Grande Déesse ‘? Quel prétexte

& Voir plus haut, page 185. F ai de 6

convenable peut-on donner à cette révolte féminine? «C’est, me répond-on, afin que nous ‘brillions sous l'oriet sous la pourpre; afin que, dans nos voitures; aux jours fériés et non fériés, nous nous fassions trainer par la ville comme les triomphatricées'derla loi vaincue et abrogée, et de vos suffrages captés-et arrachés: et afin qu'il n r ait Ro limite à mos dépenses, anotre dluxé f. af109 o1dil ou o1tnop no l'onQ

-S'élevant alors à un ii de vueï plus nbidmatté vieux Romain’ déplore que les conquêtes mêmesrde Rome aient développé, chez les °citoyens!de"cette ville, deux vices opposés: le luxe et l'avaricerices vices, ajouterons-nous, qui découlent de:lamème source, la recherche .destbiens matériels! ‘En- effet, l'avarice recherche l'or pour lui-mêmessetilé luxe pour les jouissances que ce métalprocureint 101 5 -::Confondant icile luxe“avecil’art, le Cénseur:senmble maudire jusqu'à linvasion: des ‘admirables! sta- -+ues helléniques:Il regrette ses antiques dieux Par -gile, etise rappelle avec! mélancolie-le temps ouiles Romaines:refusèrent| les donside Pyrrhus/!Auctie Joi:somptuaire n’existaitsalors; parce ‘que, “suivant Jaibelle pensée de: Caton;ladoisuit le mal conimer le remède:suitlamaladie. Maintenant; les dons de Pyræhus ne serarent-plus PS [JON H.9NOD T9 9 OIXOTFSTE LS HE é UE SONSTE? SE 90 FRS VOIN-NS JO

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