LA RANCÇON DU LUXE
commé à une époque trop connue de nous, l’habillement de l’honnête femme ne distingue plus celle-ci délacourtisane, lamatrone porte sûr elle, nousl’avons déjà vu, ses domaines, sa fortune, le patrimoine de sa famille; elle vend même son honneur Ro une parure ‘!
En achevant son discours, Caton fait observer què déjà lès R Romaines se sont achéminées vors 16 déshôhneur én allant présénter à des étrangérs ue re! quête contraire à l'intérêt de leurs familles. Le con: sul trouve avec raisoh que si la loi Oppia doit être abrogée, mieux eût valu qu'ellé n’eût jamais ‘été CrÉee quand la bête fauve a été emprisontiée, ‘éné ne jouit qu'avec plus de fureur de l4 {iberté reconquise ; ainsi en Seratil du luxe. C’eêt ‘pourquoi lé Cénséur ‘Conclut au maintien de‘ 14 lot, Li Hlustre ‘orateur termine son ‘discours par un vœu tout patriotique : « Quoi que vous fassiez, dital, jé souhaite ie lés dieux ‘vous rendent tous heureux 2: 3"
‘Les deux tribuns favorables À la loi était è cetté belle Härangué quelques paroles ernpreintes dt inême ésprit.! Puis l'un des tribuns qui avaient pro: posé l'äbrogation dé‘ la loi, L. Valérius, monta! à là DRRREE is Re 1 cause Abus He Il < s' ac
À, Cf. An Ut, X111; ONide, pre Don, jf 172. Voir surtout Tertullien, De l'or nement des femmes, XI; . Du,vétement des femmes. SE | Ÿ
2. Vos quod faxitis, deos omnes fortunare velim. Tite-Live, XXXIV, 4. TE NT) Le,
quitta de sa mission avec une grâce aimable, avec une grande habileté de discussion. Jamais chevalier français. ne déploya plus de zèle et de courtoisie pour défendre les intérêts. de la femme; et c est un fait curieux que cette première apparition d'un pareil langage dans les sévères débats des assemblées romaines..
Valérius déclara qd’ du que Caton ui beaucoup plus attaqué | les matrones que défendu la loi et qu'il avait fort exagéré | la portée de leur requête. « Nous savons: tous ajouta : Valérius avec enj jouement, que .Caton est un orateur non-seulement séyêre, mais, quelquefois aussi, farouche, bien que son naturel soit doux,'.» Le tribun justifie l'attitude. des matrones. Est-ce donc la première fois.que.les Romaines s’assemblent.en, dehors de. leurs, maisons? Valérius énumèêre adroitement. ici les occasions. où l'intervention publique des femmes vint à se produire, et les exemples qu'il cite sont en même temps, sans qu'il. de, dise,:les titres des matrones: à la, reconnaissance et à la faveur des Romains : les Sabines se jetant dans la mêlée pour séparer leurs maris. de leurs pères; les Romaines fléchissant Coriolan, ou apportant leur or.au rachat. de leur ville prise par les Gau- HAS les veuves tt de EU AOREPINNTQUS le