‹ La femme romaineChapitre 197 sur 313 · Juvénal, vi; comp. le même poëte · texte numérisé non relu

Juvénal, vi; comp. le même poëte

2. Tacite, Dialoque sur les orateurs, xxvnr, xxix. Cf. dans les Nuits altiques d'Aulu-Gelle, x1r, 1, les belles paroles de Favorinus au sujet de l'allaitement maternel. Voir en particulier le passage où le philosophe rapproche de la femme qui, par coquetterie, refuse de nourrir son enfant, la mère criminelle qui, par co-

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de mère, cette femme qui ne s'occupe de son fils et de sa fille que pour corrompre leurs cœurs; dignement secondée en cela par l’aïeule qui, bien différente de cette vénérable parente à laquelle on confiait autrefois la surveillance des enfants, n’inculque à son petit-fils et à sa petite-fille que l'amour du gain, même du gain illicite !! C’est ainsi que se forment les générations qui seront la perte de Rome et l’opprobre de l'humanité.

La dépravation de la femme est générale. La plébéienne rivalise de honte et d’audace avec la patricienne. Ainsi que l’a prévu Caton, la femme pauvre cherche à imiter le luxe de la femme riche. Pour aller aux jeux publics, elle ne pourrait, comme son opulente rivale, être portée par de grands esclaves syriens, dans une litière fermée par de larges viiraux: elle n'aurait ni: ces sardes.-ni.ces noirs esclaves, ni ces coiffeuses, ni ces parasites, qui forment le cortège et défendent l'approche de la patricienne?. N'importe! Ce qu’elle n’a pas, elle paraîtra l'avoir; elle louera une litière, elle louera des esclaves, elle louera même sa toilette.

Elle aussi, elle se passionne pour les tristes héros

quetterie aussi, refuse de mettre son enfant au monde. Comp. Juvénal, vi. 3

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