LE NOM DE LA JEUNE FILLE
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qui réunit sa femme, ses enfants et les enfants de ses fils sous le triple sceptre du père, du juge, du pontife !.
Comme pour attester une fois de plus ce pouvoir absolu, il ne semble pas qu’à l’origine la jeune Romaine ait reçu un prénom particulier. Elle ne porte que le nom de son père, mais avec une terminaison féminine. Valeria est la fille de Valerius; Lucretia, celle de ZLucretius. S'il y a deux sœurs, l’aînée est surnommée Wajor, la seconde Minor. Plusieurs jeunes filles sont-elles nées du même père, elles prennent, suivant leur âge, les dénominations de Prima, de Secunda, de Tertia. Et parfois ces surnoms se transforment en ces diminutifs tendres et caressants qui se donnent dans les familles : Tertulla, Quartilla, Quinhilla, petite troisième, petite quatrième, petite cinquième ?. |
Pendant l’époque primitive qui nous oceupe, la fille est, au foyer paternel, l’égale du fils. Tous deux sont soumis de la même manière au chef de famille. Aïeul ou père, celui-ci peut les tuer dès qu’ils ont accompli l’âge de trois ans. Il peut les exposer, les vendre. Les enfants tombent alors sous la puissance
1. Quant à l'enfant issu de la fille, il était, non pas sous la puissance de son aïeul maternel, mais sous celle de son père ou de son aïeul paternel. Justinien, /nstitutes, livre I, titre 1x, 3, et commentaire de M. Ortolan.
2. Cf. Clarac, Description des antiques du Musée du Louvre. Paris, 1848, (Noms des Romains.) :