‹ La femme romaineChapitre 27 sur 313 · VENTE DE LA JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

VENTE DE LA JEUNE FILLE

de l’homme qui les a achetés; mais si ce dernier les affranchit, la fille seule demeure maîtresse d’ellemême ‘, tandis que le fils retourne sous la puissance paternelle, à laquelle il ne peut être soustrait qu'après avoir été vendu trois fois?. Les Romains jugeaient-ils que c'était assez d’avoir exposé une fois à l’humiliation, et peut-être à la honte d’une vente, les sentiments délicats et la pureté de la jeune fille? Ou bien, comme en dehors de la puissance paternelle l'enfant perdait ses droits naturels de succession, la loi qui, au premier abord, semblait si dure pour le fils, protégeait-elle réellement ses intérêts en lui permettant d’être remis par deux fois en possession de son titre d’hérédité®?

Si, devant le chef de famille, le fils et la fille sont égaux en servitude, ils le sont aussi en droits. Ils “ont le même titre à la succession paternelle, et la formule d’exhérédation est la même pour l’un et pour l’autre ?. Si, du vivant de leur père, et quel que

Page 1