‹ La femme romaineChapitre 284 sur 313 · Voir plus haut, page · texte numérisé non relu

Voir plus haut, page

SN SIQUIE se miserrimæ conjugi, quid infantibus liberis eventurum? Tacite, Ann., u, 70.

3. Ostendite populo romano divi Augusti neptem, eamdemque conjugem meam; numerate sex liberos. Id., id., id., 71.

rapporte qu'il fit remonter jusqu'à Tibère la responsabilité de sa mort ‘. Comment une femme ardente comme Agrippine, et qui voyait mourir à la fleur de l’âge un époux adoré, comment cette femme auraitelle pu suivre les conseils de modération que lui avait donnés l’agonisant, alors que celui-ci accusait de son trépas le souverain qu’il l'avait exhortée à ménager?

Agrippine ne se souvint que de venger Germanicus; elle oublia le reste.

Ce fut en portant dans son sein les cendres de son époux bien-aimé, que la jeune veuve quitta Antioche où s'était élevé le bûcher de Germanicus. Ni la maladie qui se joignait à la douleur morale pour l’accabler, ni les rigueurs de l'hiver, ne suspendirent sa route : l'œuvre de vengeance ne supportait aucun retard. Une nouvelle épreuve lui était réservée dans ce voyage; en longeant les côtes de la Syrie et de la Pamphylie, sa flotte rencontra les vaisseaux de Pison, Pison que Germanicus regardait comme l’un de ses meurtriers ? ! | |

Avant d'aborder à Brindes, la princesse prit à Corfou quelques jours de repos. Afin de pouvoir supporter les fortes émotions qui l’attendaient en Italie, elle avait besoin de rendre à un corps et à une âme brisés la vigueur de l’action.

Une foule d'hommes et de femmes couvre le port

Page 1