‹ La femme romaineChapitre 289 sur 313 · ANTONIA · texte numérisé non relu

ANTONIA

jours! La Rome des Césars ne pouvait guère abriter ün-long bonheur: Cette femme: dont l'aspect: éveille ‘en nous l’idée dela félicité, cette femmenous ramène ‘encore, par ses malheurs, aux scènes lamentables que nous avonsessayé de fuir. Elle-se. nommait Antonia; “elle fut l’épousedé Drusus;la mèrede Germanicus! -l'Antonia-devait le jour :à cette touchante Octavie dontnous'avons dit l’histoire: Les œuvres seulpturalesoù l’on croît reconnaître ces deux matrones, se trouvent au: musée -du Louvre. ; et avant même de ‘savoir quece pouvaient êtreles images de la mèreiet dé la fille; mous avions remarqué la ressemblance “qu’elles offrent sinonopar les: traits, au moins par + physionomie.) 0 1) fus ‘JAntomia; cette: femme: si scrent béile; fut tenrs et uniquement aimée de: son noble époux.

‘Ellélervit mourir jeune,et.se retira près: de sa bellemère Livie! Une grande-espérance maternelle: vint ‘Jui sourire dansisa retraite ::.s0n fils Germanicus: fai- ’&ait révivre la gloiréssi sympathique de son-mari. “Mais, lui aussi, 1 mourut:à la fleur de l'âge. Antonia n'assista pas aux funérailles de ce fils ; son désespoir, “ou peut-être l’ordre de Tibère et d'Augusta, la retint ‘auprès d'eux: Vit-elle 1en:ceux-ci les meurtriers 0ccultes de Germanicus?- Qu'éprouva-t-elle lorsque Plancine fut reçue par Livie? Nous ne savons rien d'elle à ce moment, sinon qu’elle eutsa part des actions de grâces qui, après le procès de Pison et de

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Plancine, furent rendues par le! Sénat aux: ven: geurs de Germanicus, vengeurs parmi lesquels: la,

flatterie ou la craïnte avait sé placer Tibère et Aucusta til: ‘ QG AIR (ES EE. 0 FR TO À to ffa: La veuve de Drusus ävaitune fillénommée Livilla:!

Celle-ci avait:épousé:le fils de! Tibère : :complice-de

Séjan; élle:empoisonna son maris Séjan demanda: à: Tibère lasmain dé, larprincesse; et: l’empereur: réi

poussa cette proposition de! sons favoris: Alors: Séjañ ! ourditrune-ConSpiration: pour renverser son: SOUvVE=) rain. K OR Felraitst ist axtenonr 90: lerrrene

Antonia surprit. le :seereti:du: nppitb 28. TEE

avertir lempereur:du danger: qui: 16: menaçait:4 As: cette époque la: famille: de: Germanicus;, bien1iquet

proscrite,; pouvait encore espérer des jours. meilleurs; mais c'en était faitid’élle siun:Séjan parvenait à l'empire ::ce fut sans doute! pour: sauvegarder iles droits de ses petits-enfants que: l’aïeule:fit connaître au persécuteur de sarace le périlauquelrétait.lexposée la maison-impériales.Mais:en-préparant la punition de Séjan; Antonia -en avait, à son insu, provoqué une autre : celle de'sa propre fille-dontile crime fut découvert après huit ‘années impunité. Antonia n’obtint pour Livilla qu'une ‘grâce : c’est que la coupable subirait auprés, de: sa! mêre:son

1. Tacite, Ann., 11, 3, 18; Suétone, Caliqula, 1; Ovide,. Conso-

lation à Livie; Plutarque, Antoine; Beulé, le Sang de Germanicus, :

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châtiment, et ce-châtiment était la faim, la faim jusqu'a la mort! |

Comment deux petits-fils d'Antonia; comment sa belle-fille Agrippine, lui furent ravis par la cruauté de: Tibère, nous l'avons dit. Il ‘lui restait un fils, pauvre d'esprit, objet de honte pour son amour-propre: maternel; et qui devint l’empereur Claude. Elle avait aussi un petit-fils; né de Germanicus et d'Agrippine, enfant qu’elle avait sauvé, et qu’elle surprit alors qu'il corrompait Drusiila, sa propre sœur ! Ce monstre était Caligula. Et quand ce dernier fils d'Agrippine fut empereur, il persécuta à un tel point sa vieille aïeule, qu'Antonia se laissa périr d'inanition ?: Il test: vrai que, d’après une autre donnée, elle. fut peut-être ‘empoisonnée par Caligula: Eticependant, au début de son règne, le nouveau souverain avait fait accorder à son aïeule, par un sénatus-consulte, les mêmes honneurs dont avait joui la première impératrice romaine. Alors aussi, il avait été chercher les /cendres de sa mère et celles d'un:de'ses frères Il les avait pieusement déposées dans'des urnes, et: solennellement transportées à Rome:où elles étaientvenues prendre leur place dans le Mausolée; lersépulcré impérial. Caligula ordonna que des jeux-funéraires fussent annuellement

1. Tacite, Ann., 1v, 3, 8, 10; Suétone, Tibère, rxn; Beulé, /e

Sang de Germanicus.

2. Suétone, Caligqula, x, xxim, xxiv, xxix; Beulé, ouvrage rité.

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