Id., id., xu
4. … optimæ matris. Id, id., x, 2; comp. Suétone, Né- VON, IX.
lui offre le Sénat. Livie s’est vu refuser par Tibère un unique licteur : Agrippine en reçoit deux.
Loin de se montrer, comme Tibère, jaloux de l’autorité maternelle, Néron abandonne à l’impératricemére une immense influence. Le Sénat ne permet pas à la femme de pénétrer dans son enceinte. Eh bien! le Sénat se réunira chez l’empereur, afin qu’'A- 8rippine, cachée derrière un voile, puisse assister à ses séances !. Mais cela ne suffisait pas encore à l'oroueilleuse fille des Césars. Un jour que l’empereur reçut les ambassadeurs arméniens, elle entra dans la salle d'audience. Elle allait se mettre auprès de son fils quand Néron, bien inspiré ici par Sénèque, se leva, et vint au-devant de sa mère comme pour lui faire honneur, mais en réalité pour arrêter les pas de la princesse ?.
Agrippine trouvait naturel le rôle omnipotent qu’elle remplissait. Ainsi que le fait remarquer Tacite, elle avait voulu que son fils eût l'empire, mais qu'il ne l’exerçât point. Elle ne témoignait à Néron aucune reconnaissance pour les honneurs qu'il lui rendait, et qu'elle croyait lui être dus. Elle ne montrait à ce fils soumis qu’un visage menaçant. Mais dès les premiers temps du règne du Néron, elle vit son influence combattue par les deux gouverneurs