ÉDUCATION DOMESTIQUE ET PATRIOTIQUE
prenaient au premier de ces deux cultes, ‘et nous attendrons que Catulle inspire l'hymne qu’elles’ chanteront à leur virginale déesse. |
Aux fêtes de Minerve, les Quinquatries, les jeunes filles célébraient l'institutrice des travaux féminins ‘, et sans doute aussi elles fêtaient, avec les écoliers, la protectrice des lettres. En effet, la Romaine n’apprenait pas seulement, comme l’Athénienne, à filer, à tisser; mais, de même que la vierge. israélite, elle était initiée aux choses de l'esprit. Nous venons de voir que Livius Andronicus, comme naguère Alcman à Sparte, fit répéter aux jeunes filles les accents de sa voix cadencée. Dès qu'il y eut un poëte à Rome, la vierge sut chanter. Mais longtemps avant cette époque les traditions nous montrent Virginie allant aux écoles de lettres qui se tenaient dans les échoppes du Forum, et où les jeunes filles receyaient, en même temps que les garçons, l'éducation publique ?.
Quels que fussent les périls de cette éducation mixte, ils pouvaient être partiellement conjurés par la pureté des mœurs antiques, et par l'éducation toute féminine que la jeune fille recevait dans la maison