LA DEMANDE EN MARIAGE
promesse, était redevable d’une certaine somme à la partie lésée !.
Lorsque le Romain recherche une jeune fille en mariage, il la demande à ceux dont elle dépend. Si le prétendant est encore sous la puissance paternelle, c’est le chef de sa famille qui s'acquitte de cette démarche. L'un des auteurs les plus rapprochés du temps qui nous occupe, Plaute, nous fait connaitre les formules usitées dans ces circonstances. A quelques variantes près, il les répète dans plusieurs de ses comédies, avec une fidélité qui nous prouve que ces formules étaient traditionnelles.
«Je demande ta sœur pour mon fils. Puisse cette chose réussir! En ai-je la promesse? Pourquoi ne pas répondre? Que les dieux fassent réussir cette chose! Je promets. Spondeo ?. »
Et plus loin : « Je demande ta sœur pour mon.
4. Ortolan, Instit. de Justinien, commentaire du titre x du livre I; Becker-Rein, Gallus, — Repudium, répudiation, s’appliquait aussi bien à la rupture des fiançailles qu’à celle du mariage. Piaute, Aululaire, 182; Térence, Phormion, 616. Celui des fiancés qui se retirait disait à l’autre : Condifione tua non utor. «Je n’userai pas de ta condition. » Cf. Ortolan, /. c. Pour les exemples de fiançailles rompues, voir Plutarque, Caton d'Utique, . César; Tacite, Ann., xu, 3.
OPEN PES Posco tuam sororem filio.
Quæ res bene vortat! habeon’ pactam?
Quin fabulare : di bene vortant ! Spondeo.
Le Trésor, 418-479, 481.