LA DEMANDE EN MARIAGE
des scènes analogues à celle que nous venons de traduire. Du rapprochement de tous ces textes, se détachent en substance les formules suivantes : « Puisse cette chose réussir‘! Je te demande ta fille pour épouse? Me la promets-tu? Spondesne °? — Je te la promets. Spondeo *. Que les dieux fassent réussir cette chose 5! »
Du verbe spondeo, je promets, la fiancée se nomme sponsa, promise, le fiancé sponsus, promis, toute la cérémonie enfin, sponsaha, les promesses.
La sponsa s'appelle aussi pacta, mot qui réveille la même idée; dicta, consacrée; sperata, espérée. « Espérée, salut à toi!» dit à l'Adelphasie de Plaute le jeune homme qui a obtenu sa main.
Nous remarquerons les paroles d'heureux augure qui, dans les pièces de Plaute, accompagnent les propositions matrimoniales : « Puisse cette chose réussir! — Que les dieux fassent réussir cette chose ! » C’est aussi avec ce dernier souhait que l’annonce d’un mariage est accueillie par la personne
Istac lege filiam tuam sponden mihi uxorem dari? — Spondeo. — . .,.. Oh! salvete adfines mei.
Le Trésor, 1131-1138.
. V, les textes ci-dessus. Comp. Auwlulaire, 215. . Filiam tuam mihi uxorem posco. Aululaire, 216. . Curculion, 680; Pœnulus, 1152.
. Voir les textes cités dans les notes précédentes. . Le Trésor, vers cités plus haut; Awlwlaire, 252. . Sperata, salve, Pœnulus, 1265.