LES FIANÇAILLES
qui reçoit cette nouvelle ‘. Même dans les comédies où nous avons trouvé ces vœux expressifs, ceux-ci sont empreints d’un caractère de gravité religieuse attestant la ferveur avec laquelle les Romains mélaient la Divinité à tous les actes de leur vie, et l'importance qu’ils attachaïent aux promesses solennelles qui allaient enchaîner deux existences l’une à l’autre. Pour les contemporains de Plaute, trop souvent corrompus et sceptiques, de semblables souhaits ne devaient être bien des fois que des formules qu’ils répétaient machinalement, mais que leurs pères ne prononçaient sans doute qu'avec une émotion profonde et recueillie.
Un anneau de fer qui, à une époque postérieure, put être remplacé par un anneau d’or, était mis par le fiancé au doigt de la fiancée ?. Dans les temps primitifs, alors que la femme se préparait à être la digne compagne d’un héros, elle donnait à son époux futur un habit qui était l’œuvre de sa main laborieuse et qu'il portait à la guerre *.
Un banquet terminait les sponsalia, cette fête de famille pendant laquelle les maisons les plus assombries par le deuil reprenaient un aspect joyeux ‘.