‹ La femme romaineChapitre 62 sur 313 · L'USUS · texte numérisé non relu

L'USUS

dans la maison de l'époux, la femme qui s'était mariée sous ce régime pouvait passer sous la main de son mari én se donnant à lui par la coëmption. Ainsi, la coëmption pouvait conférer la manus à un autre Mmomènt que celui dés noces: élle servait même, en dehôtdu mariage, à l'émancipation de la femme !.

“L'épouse qui n’était pas sous la man de l'époux avait la faculté de s’y mettre par un autre moyen que Ja coëmption. Il suffisait que, dans une année entière, elle ne quittât point, pendant trois nuits consécutives, la maison de son époux. Celui-ci acquérait alors la manus par l’usus, l'usage : © "était une espèce de prescription ?.

Ainsi, le mariage et la manus ne se trouvent indissolublement liés que dans la confarréation. Dans la coëtnption ils peuvent être ÉGHLE et Se l’usus ils le sont toujours.

"Quant aux usages nuptiaux, ils sont communs à tous les mariages. Nous allons les décrire ici.

Pour les noces, comme aussi, semble-t-il, pour les fiançailles *, les Romains évitent les jours de mauvais présage. Les kalendes, les nones, les ides, le lendemain de ces jours de prière et de repos‘, les

1. Gaïus, Znstit., 1, 113-115 b.; Cicéron, Pour Flaccus, 34; Becker-Rein, Gallus, Die Frauen.

2. Gaïus, Znstit., 1, 111; Cicéron, /. c.; Becker-Rein, /. c.

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