‹ La femme romaineChapitre 61 sur 313 · LA COEMPTION · texte numérisé non relu

LA COEMPTION

La coëmption et le mariage sans la manus étaient généralement aussi accompagnés de cérémonies religieuses; mais celles-ci étaient alors facultatives. ..;

La coëmption n était qu un contrat civil. Bien que les patriciens s’en servissent également, ainsi que de l'usus dont nous parlerons plus loin, ces deux formes étaient les seules qui pussent effectuer la manus:dans les mariages que les plébéiens contractaient, : soit, entre eux, soit, après la loi Canuléia, avec-les membres de la classe aristocratique. RE

1 semble qu'il y ait eu, dans l'acte de la coëmption,, une réminiscence d’un temps où la femme aurait été, achetée par son mari. La coëmption n’est pas, il est vrai, une vente réelle, ce n’est qu'une vente fictive. En présence de cinq témoins, qui représentent peut-. être les cinq classes censitaires !, les mariés se tien, nent près d’un sixième citoyen romain qui porte une: balance. A cette interrogation de l'époux: « Veux-tu être ma mère de famille? » la femme répond.: «Je, le: veux.» Et,a son tour SASHA au PAPA être son pére de famille 2. Se LÉ

Lorsque s'établit plus tard la convention sans En manus, convention suivant laquelle, les fiancés réunissant d’ailleurs toutes les conditions requises pour les justes noces, il suffisait que l’épouse fût conduite

A, Montesquieu , Esprit des lois, livre xxvu, chapitre unique. 2. Comp. les textes latins rapprochés dans l'ouvrage de Becker-Rein, Gallus, Die Frauen, étude souvent citée.

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