‹ La femme romaineChapitre 65 sur 313 · LA TOILETTE DE \LA:MARIÉE · texte numérisé non relu

LA TOILETTE DE \LA:MARIÉE

plus loin; c’est aussi, le voile! dont.se! couvraient, les premières Romaines lorsqu'elles sacrifiaient: auprès de leurs. époux ! et qu'elles s’approchaïënt de ce feu sacré. dont le. flammeum: reproduisait! la teinte ardente, Rappelons-nous ici: la: feñmme:des Aryâs tout illuminée. par le feu du sacrifice :étre;! cevant, par là le. nom..de dévi, brillante, féminin, du! mot déva, qui qualifiait les dieux et, les sacrificateurs ?. | it oùl Le flammeum retombe sur une couronne de vervei:] nes. Ainsi qu’en Grèce, la fiancée elle-même a éueilli, les fleurs de la couronne nuptiale”, sur 29Jesdo La. chevelure de la mariée. romaine 'a. été. partagée de chaque côté, en trois. divisions auxquelles, s’enroulent des bandelettes. semblables à cellesdes, Vestales. Ce n’est point le peigne, qui a. ainsi-:séparé) les, cheveux de la fiancée: c’est:la lance; la lance, l'arme par laquelle.les premières: épouses furent: 1. Becker-Rein, Gallus, Die Frauen. in 2. Voir l'un dé nos précédents ouvrages, /4 Femme dans le antique. O1 8. Anthony Rich, Corona (Smith's Debout Au net de mis coutume, nous disions dans /a Femme grecque : La mariée n’a pas acheté les pavots, les sésames, les autres plantes qui ceignent son front. Chez les Hellènes, une couronne nuptiale qui aurait été échangée contre de l'argent serait devenue d’un mauvais présage. Aussi la jeune fille a-t-elle cueilli de sa main ces riants emblèmes de l'amour. N'y a-t-il pas, dans cette touchante coutume, autre chose encore qu'une superstition ? N’y lit-on pas que les chastes tendresses de l'hymen ne s’achètent pas plus que les fleurs qui les symbolisent ?

LES 'PRONUBÆ 103

conquisées ; la lance, le symbole de la puissance maritale 4; Le

hiTout, du reste, est emblématique ‘dans la toilette de la mariéé. Si ses vêtements blancs témoignent de sa pureté virginale, il nous semble aussi que la couleur de feu ‘qui distingue et 'son voilé; et ses bandeléttes de Vestale; et ses souliérs même ?, désigne en elle la future prêtresse du foyer.

Le fiancé est revêtu de blanc. Il est couronné de fleurs, ainsi que les invités. Une couronne de tours nous'fait reconnaître là première des Pronubæ, ces chastes matrones qui, présidant à l'hyménée,'ne doivéñt avoir'été mariées qu'une seule fois 'et n'avoir pas connu les douleurs du veuvage. Quand le nom de Pronuba est employé au singulier, il désigne sans doute la première de ces Imatrones. Le même titre est l’une des épithètes sous lesquelles Junon, la protectrice du mariage, veille aux cérémonies nuptiales #.

Les augures, appelés chez les parents de la fiancée, prononcent des paroles qui permettent d'espérer que lés dieux sont favorables à l'alliance préparée. On se

4. Plutarque, Questions romaines, Romulus ; Ovide, Fastes, u, 560; Ortolan, Histoire de la législation romaine; Becker-Rein, /. c.

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