‹ La femme romaineChapitre 8 sur 313 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

le goût particulier des Romaines pour les œuvres littéraires peu morales, tout nous reporte ici au xix° siècle. Nous y sommes encore ramenée par la question du divorce, cette question que Rome avait résolue par la ruine complète de ses mœurs et de son état social, cette question que le souffle révolutionnaire agite néanmoins encore aujourd'hui dans notre France catholique. Ce n’est donc pas sans motif que nous nous sommes longuement étendue sur cette plaie sociale de la Rome déchue.

Oui, la corruption qui travaille la société contemporaine, c’est encore le paganisme ‘; non ce paganisme qui avait gardé la crainte des dieux antiques, mais ce paganisme qui n’adorait plus guère que ses passions triomphantes. Ce dernier paganisme, qui a perdu Rome, a aussi amené, par la ruine des mœurs, notre abaissement national. Mais nous, du moins, nous avons au cœur même de notre cher pays ce principe de vie qui, manquant à l’ancienne Rome, ne put ni soutenir ses vertus primitives, ni guérir les vices de sa décadence : nous avons l'Évangile, l'Évangile que nous devons à la Rome nouvelle, la Rome apostolique et ponüificale! En s’éloignant de ce divin principe, les

1. Voir les Césars, par M. le comte Franz de Champagny. 40 édition. Paris, 1868.

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