‹ La femme romaineChapitre 7 sur 313 · PRÉFACE XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIII

aussi, connut la douleur et la honte des invasions; mais elle possédait alors les talismans qui la relevèrent : une foi, erronée, il est vrai, mais sincère; l'esprit de discipline, l'habitude du sacrifice, l’austérité des mœurs. Ici encore la matrone peut nous donner de généreux exemples. Non pas qu’elle ait eu le barbare héroïsme de la Spartiate! Trop souvent ce dernier type a été confondu avec le sien. Avant de commencer ce livre, nôus subissions aussi quelque peu l'influence de cette dernière idée. Mais, à mesure que nous avancions dans nos recherches, nous nous étonnions de voir se modifier dans notre esprit le type de la Romaine. C'était avec ravissement que nous sentions battre en elle un cœur de femme; et c’est pourquoi nous nous plaisons à proposer comme un modèle le patriotisme de la matrone, ce patriotisme dont la Romaine donna à ses fils le précepte et l'exemple, mais qui n’élouffa pas ses affections domestiques.

Non moins que par la grandeur morale de leur premier âge, disions-nous plus haut, les Romains nous instruisent par la corruption de leur maturité. C’est que leur société nous offre alors avec la nôtre une frappante analogie. Le scepticisme, la soif des

Jouissances matérielles, l'amour effréné du luxe,

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