‹ La femme romaineChapitre 89 sur 313 · L] LA MATRONE AUX REPAS · texte numérisé non relu

L] LA MATRONE AUX REPAS

Sabines nous a déjà appris quels hommages attendent la Romaine hors de sa demeure. Le magistrat même lui cède le pas; et si son mari se trouve aupres d'elle dans un char, il n’est pas obligé de descendre de voiture pour saluer un consul qui passe.

La maitresse de maison peut, lorsqu'elle est seule chez elle, retenir un parent sous son toit et l’admettre à sa table !. Son mari est-il présent, elle fait avec lui les honneurs de la maison ?.

Simples étaient alors ces repas des Romains.

Eût-il été trois fois consul, eût-il commandé les armées ou exercé la dictature, celui qui était attendu à un festin de famille ne s’y rendait qu'après les travaux champêtres qu'il quittait cependant plus tôt que de coutume. On le voyait descendre de la montagne en tenant sa houe *. Les convives réunis se plaçaient autrefois sur des bancs, devant le foyer même, et croyaient que les dieux assistaiont à leurs repas *. Plus tard, mais encore à l'époque primitive, ils se mirent sur des lits d’ailleurs fort simples et dont le chevet de bronze portait seul un ornement, un

; 1. Les femmes romaines cmbrassaient leurs proches en les

. saluant.

2. Tite-Live, 1, 57, 58; Denys d'Halicarnasse, Ant. rom., IV, xv, 4,5; Cornélius Népos, Préface ; Plutarque, Questions romaines; F. de Champagny, les Césars; Becker-Rein, Gallus, Die Frauen.

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