‹ La femme romaineChapitre 91 sur 313 · foras, mulier. Plaute, Casina · texte numérisé non relu

foras, mulier. Plaute, Casina

tifes et les témoins qui ont présidé à la confarréa. tion ‘. Quant à la coëmption et à l’usus, formes matrimoniales qui ne fondent pas essentiellement dans le même acte le mariage et la manus, la formule du divorce ne suffira que pour déchirer le lien nuptial; mais la puissance du mari subsistera encore. Pour détruire la coëmpton, il faudra une remancipation; c'est-à-dire que, par une vente simulée, l’époux rendra l’épouse à ceux dont elle dépendait avant son mariage. L’usus demandera aussi une formalité qui nous est inconnue ?. | Si, en dehors des causes autorisées par la loi, le Romain renvoie sa compagne, il sera voué aux dieux infernaux; ses biens seront confisqués ; la moitié de ceux-ci sera dévolue à l'épouse répudiée, et l’autre sera consacrée à Cérès, protectrice du mariage, Telle”est la loi, Mais pendant cinq cent vingt années, non-seulement les Romains ne brayerent pas ses défenses : ils ne recoururent même pas à ses permissions. Et, dans cette longue période, Rome ne vit pas un seul divorce *. Ce fait ne prouve pas que

1, Nous avons déjà mentionné la diffarréation. Voir plus haut, page 97.

2, Cf. Becker-Rein, Gallus, Die Frauen.

3. Denys d’Halicarnasse, An£ rom., Il, vin, 6; Valère Maxime, IL, 1, 45 et Tertullien, Apologétique, vr, fixent la durée de cette époque, lespremiers à 520 ans environ, et le dernier à près de 600 ans. — Plutarque, Romulus, Lycurque et Numa, ne donne à cette période que 230 années. |

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