‹ La femme supérieureChapitre 19 sur 36 · XLVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XLVI PRÉFACE

rets en main, ils ne donneront pas Heu demain à quelque congrès. Si Fauteur se per-

met de laver ici le linge sale de la librairie, * de la littérature et du journalisme en pleine place publique, il le fait moins pour lui que pour bien des misères qu'il connaît, pour des gens qui Font înjxirié; mais Finjure leur donnait de quoi vivre,^ il la leur a pardonnée en gémissant de savoir d'aussi belles intelligences réduites à d'aussi laides actions. Les destinées de la littérature française sont fatalement liées aujourd'hui à la librairie et au journalisme : le journal expire sous le fisc , la librairie est quasi-morte sous la contrefaçon.

Les écrivains accusés par M. de Custine su-

bissent les malbeurs et les exigences de ces

deux nécessités. Au moment où la littérature française a trouvé ce qui a manqué au dix-

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huitième siècle^ et ce que le dix-huitième siècle lui a procuré peut-être, une masse énoiine de lecteurs et d'acheteurs ; la Belgique lui a enlevé les marchés de l'Europe, elle lui enlève jusqu'à la France, où vous trouvez les éditions belges dans les bibliothèques des millionnaires. L'auteur a par trois fois élevé la voix à ce sujet, il y reviendra sans cesse ! S*il tâche d'être railleur et gai quand il ne s'agit que de lui , certes il essaiera d'être grave dans les affaires de la république des lettres. S'il a\^aît les dix millions et l'hôtel de Beaumarchais, cette plaie n'existerait plus : les auteurs français pourraient la fermer; mais ils ne* se réuniront jamais comme au temps où l'auteur de Figaro

lésa convoqués. Dans ce temps, la République

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