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crûment y et qui peut, à cause de la pruderie du temps présent , être traduit par : on n'a pas UnUes les muses à la fois. Les artistes, sous peine de ne rien faire, sont obligés de commencer plusieurs choses pour en achever une de ci, de là. L'une des plus belles élégies d'An-dré de Chénier peint admirablement l'atelier qu'il portait dans son cerveau. Qui n'a mille sujets dans ses portefeuilles , les uns commencés, les autres presque finis? Cet état confus où reste le grand ou le petit domaine de chaque écrivain aidera l'auteur dans la démonstration de son innocence, car il n'a pas que les feuilletons sur le dos , il a aussi d'honnêtes gens qui s'intéressent à lui, plus qu'il ne le croyait. Pendant qu'il dort , les chevaux de poste lui apportent , de toute la
célérité de leurs jambes, une lettre où, du T. I. d
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fond die YASernsegae ^ un mconnu ITnCeipelfe esï lui dennandiint d(d quel droifl 3 a Ibisséles Illiisioiss^ Përdîies iBaeii€?^?^ées?' une avrfa'e' où Bii notaire de prwiHce lui reprodie dte ne pas peindre lés notairesF comme di» ^randfsson et des" Apolfon dti Bfeîviâlfere , atten(fti qtfîl y «n a de- tares-honnéte» et frès^-joKs garçons ; enfin mille réekmations aussi graves et qui dérangent les plans qtfun pauvre^ auteur a pu former pour son rqpos et peur son écm^mne domestiqua'. Si fes IflUsions- Perdues restent une Jambe en avant eomme ees nwre de Baris qm accent leur^pienres par interTalles égaux , en* attendant qu^fes se in»rieRt h d'autres^, iV n^yavai^dë plaee^que peur un yelUme et mm pouir ^ux ; Fautew* Faditdans la ppéfocedë ce tivne , et rien ne démontre mieux l'inutilité dés préfeees^^pour
les lecteurs, et leur «tilhé pour les fibraires ^pdamd ils tiemieiit à grosrsrr ie è^s d'ian voimie; On peut tes écrire sans danger. Si vous trauv« iid beaucoup d'en^ployës et peu éè femmes siçérieores , cette Êiute est expKcaUe par les raisons susHénoticées : les employés étaient prêts^, accommodés , finis , et la femme supérieure eât encore à peindre.
Si vous voyez la Maison Nudngen séparée de son taMeau correqiondant , César Birot^ team , (sans ooin|»iraiso9i avec Léonard , mesiÛ0m*s les criti(pies) le i^fectoire de /'JB«ftifeOe n'avait de place qm p<Mir une bou^ tique de j^arfomenr^ Bnfin, si la Torpitte^ cette hist«)ire ^e peut^fre un jour vous trouverez touchante entre tourtes ^ est tron- <piée 9 et &iit brusquement, jnrenez-vous-en
aux libraires, qui déplorent déjà cinq feuil-
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les de trop, attendu que les volumes n'en doivent avoir que vingt-cinq, et que les cabinets littéraires n'ont pas assez d'argent au mois de septembre pour acheter trois volûmes; ils achètent des tonneaux pour la vendange, et ont bien raison ! Le lire ne doit aller qu'après le boire. Le jour où les écrî- . vains français ne seront pas les faiseurs de manuscrits de la Belgique, car l'édition française d'un livre est une copie envoyée aux Belges^ une copie dcmt les auteurs paient les corrections en se trouvant de jour en jour plus mal payés ; le jour où ils n'auront d'autre protection et d'autre fortune que le produit de leurs œuvres en libre circulation sous le pavillon du droit des gens , et que l'égide de la charte qui leur permet de payer des contributions ou de se déguiser en patrouilles , ils
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seront assez riches pour ne pas regretter le temps où les fermiers-généraux faisaient la fortune de Voltaire dès sa jeunesse, et assez libres dans leurs allures pour publier leurs ouvrages en entier et non par fragmens. Comment d'ailleurs Buffon a-t-il publié son œuvre? Par fragments.
L'auteur s'attend à d'autres reproches, parmi lesquels sera celui d'immoralité ; mais il a déjà nettement expliqué qu'il a pour idée
fixe de décrire la société dans son entier ,
telle qu'elle est : avec ses parties vertueuses, honorables , grandes, honteuses , avec le gâchis de ses rangs mêlés, avec sa confusion de {MÎncipes, ses besoins nouveaux et ses vieilles contradictions. Le courage lui manque à dire encore qu'il est plus historien que ro mancier, d'autant que la critique le lui repro-
obérait coBame s'il s'adressait: ttae kHiange » lui-mém^^. H peut seulem^it ajouter (jpi'à une . opcMiue coiBiBe celle-ci^ ou tout s'aualyse et slexaiDÎue y où il u'y a plus de £6i ni pour fe pfèbre ui pouf ie poète , ou Tou abjure aujourdlHÛ ce cp^'ou chantait hier^ la poésie est impossible. Il a cru qu'il a'j avait plus Vautre merveiUeu}^ (gm la descrî|)»ti<» de la grande maladie sociala> elte ne pouvaitétire dépeûat^ qu'ayec I^ sodâié, ie malade étant la mal&di^^
t^it^, l'^ec^n du uotaire l fauteur a'a.
pas plus de hainbe contee le notaire que cout tre les differens étsrfs dont la réunion coiopose la Société.. U conaaili de bous, et de sfÂrituiels notaires^ comme îi connut d'ad(»:ables vieîlr les filles ^ des ma^cbands estimables et qpiarà grauds seigneurs^ swtouiî depuis ^lla passenjt du con^tow k Wpairie* Kwteuc praline
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de vertueuses boiu^gBoUes, des lemmes 110^ blés «gui xH-QBt aiQua péché mignon jsur ;Ia oenscLeiice. Jllais que faire 4!an notaire wrtueux et jf>li garçon 'dans un roman? ¥eFtoeui: ^ joli garçon, ce ne serait pas littéraire j les deux ^pialités se eontrarlenl. Le notaire vertueux ne pourrait en aucune maniare occupeii* :Ie parAerre à qui les gens de justice, huissiers, notaires ^ avocats , juges , ont toujours été sacrifiés. U y a des états malheumix au théâtre. Le notaire est toujoursun figurant^qui porte une perruque, un rabat, et tqui ne dit pas grand'chose^ absolument comme quelques Jiotaires : il y a des gens d^eq[Krit et des sots dans toutes les professions. L'auteur a essayé de relever le notsûre, en montrant que les notaires, loin<l'êtiie ces figurams muets, effîicés, sont tout aussi
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ridicules, tout aussi vicieux que les propriétaires, les juges, les financiers et les mille originaux copiés par les romanciers. Il est d'ailleurs enchanté d'avoir frappé sur certains points douloureux. Indiquer les désastresproduitspar le changement des mœurs est la seule mission des livres. Mais , pour faire la paix avec un corps qui pourrait être appelé à griffonner des contrats pour lui, le jour où la Belgique ne le volera plus , Fauteur s'engage ici formellement à peindre en pied et en costume, un beau notaire, un magnifique notaire , un vrai notaire , un notaire aimable , un notaire ni trop vieux ni trop jeune , un notaire marié qui pourrait avoir des bonnes fortunes, un notaire qui ait Faffec- ' tion, Festime, l'argent de ses cliens comme autrefois, enfin un notaire qui satisfera les no-
taires, et qui nécessitera Tacquisîtion de l'ouvrage où il sera pourtraict par toutes les Études de notaires. Ce sera, la chose advenant , le seul succès pécuniaire de l'auteur. Vu la difficulté de l'œuvre, le prix en sera un peu plus élevé que celui des commandes ordinaires. L'auteur est sûr qu'aucun notaire du royaume ne regrettera son argent. Oui, le plus ignare en littérature des notaires de village, comme le plus difficile en poésie des
élégants notaires de Paris, le plus brutal comme le plus émollient, le plus retors comme le plus naïf,, en lisant ce livre où sera ce benoît portrait, dira, comme une femme qui enfin trouve un admirateur selon son cœur : — Il m'a bien compris !
Cependant, si les autres états réclamaient, si les avoués, les huissiers, les filles, les mar-
chwdsy les banquiers, A iousceiiK qm ont dos droits à Festime pubËque > oe fw comprend rimmeose majorité des Fnmçûs , ea- Yoy^ent de fareilles réelsuomtions, il serait «H|M)çsîUe à Vanlieiir d'y salâsiûre : les fmges de son œuvre ressemUeraîmt trop aux épitaphe» dtt t^ - Lachaise où ^«ous trou-* yeiiez 0us facâement mu howiète heemie parmi ceux ({ni s'y pramèaettt qu'im coquin dans les tombeaux*
Aux Jardîes^ 15 septembre 1838.
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