THUILLIER
D'un crèine. (Bas à Pheltion). Il est joU celui-là.
Btxtotj.
Je gagnerai. Voici ma raison. Vous la comprendrez difficilement , mais enfin je vous la dirai tout de môme. Je joue le jeu du diable. Il est juste que M. Baboi^din soit nommé (il regarde Dutocq). En lui , ^ancienneté , le talent et riionnour sont reconnus > appréciés et
3û4 Lil FEMME SUPÉniEURE.
récompensés. La nomination est même dans l'intérêt bien entendu de l'administration.
{Phellion , Poiret et Thuillier écoutent sans rien comprendre et sont comme des gens qui cherchent à voir clair dans les ténèbres.) Eli bien , à cause de toutes ces convenances et de tous ces mérites y en reconnaissant combien la mesure est équitable et sage , je parie qu'elle n'aura pas lieQ. Oui ! elle manquera comme ont manqué les expéditions de Boulogne et de Russie , où le génie avait rassemblé toutes les chances de succès ; elle manquera comme manque ici bas tout ce qui semble juste et bon.
DUBHUEL.
Qui donc sera nomme ?
BIXIOU
Plus je considère Baudoyer , plus il me semble réunir toutes les qualités contraires ; consé* quemment , il sera chef de division.
mi^(i (pûr^^ à bûut):
Mais M. des Lupeaulx , ^ùl ïà^à fàiï venir pour me demander IfaÙIi Charlet ^ m'a dit que M. ^âbôU^dia âllâh être iîdmmé , @t qUe le l^ëlit U Bili^i'âièi'è '^âstôii; féfe^êndâife au
Blxiôu.
Nommé î nommé! La nçmuiaUoii ne 09 signera eeulefiient pas datis dix jours. On nom^ mera peur le jeur dé l'atié Tenes ^ regard^É votre chef dans la cwr ^ et dttes*moi si mu vertueuse Aabourdin a b mine d'un homsne eil faveur , on le croirait destitué I ( JFÏturjy se précipite à la^métre.) Adieu | messieurs; je vais aller annoficer àMi Baudoj^r votre nomination de M. Rabourdin ^ ça le fera toujours enrager , le saint homme ! Puis je lui racon* terai notre pari ^ pour lui remettre le coeur : c'est ce que nous nommons au théâtre une péripétie , n'est-ce pas , Dubruel ? Qu^est-ce que T. I. 20
3o6 LÀ FEMMB SUPÉRIEURE*
cela me fait ? Si je gagae^ il me pwndra pour sous^chef. (// sort).
POIRET
Tout le monde accorde de Pesprit à ce mon** sieur , eh bien , moî^ je ne puis jamais rien corn* prendre à ses discours (i7 expédie toujours). Je l'écoute , je l'écoute > j^sntends des paroles et ne saisis aucun sens : il parle des environs de Paris à propos du cœur humain , et (il pose sa plume et va au poêle) dit ^ju'il joue le jeu du diable , k propos des expéditions de Russie et dé Boulogne ! il faudrait d'abord admettre que le diable joue , et savoir quel jeu ? Je vois d'àbord le jeu de dominos... (// se mouche).
FiiEURY (interrompant).
U est onze heures ^ le père Poiret se mouche.
BUBRUEL.
X?esl vrai. Déjà ! Je cours au secrétariat.
POIRET
Où en étais-je ?
i Là MMjft iUitfoiiyiii^ h^
hùTHino , «fu SéfgWtHlï*^, taf it s'agit dû ciîable , et le diable est un suzerain safië àtàitit. Mais ceci \im ptd!) t la peÂfltë qu'au calembourg. Ceci est le jeu dô inotô. Au tedtë , je ne vois pas de différèticft ëtatare le jeu de mots ei*è*
{Sébnstlm entré pbttf prehâté i& minutaires à signer et à ùùtkttionher).
VftiEUX,
Vous Toilà^ beau jeune homme. Le temps de vos peines est fini , vous serez appointé ! M. Rabourdin sera nommé I . Vous étiez hier k la soirée de madame Ëabourdtn. Étes-vous heureux d'aller là ! On dit qu'il y va des fem« mes superbes.