‹ La femme supérieureChapitre 6 sur 36 · XXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE

Pavie, à Florence, en France, partout.

Sans que personne s'en doute , cette réponse à la critique, tirée de l'absence totale d'un budget affecté aux livres de l'auteur; sa comparaison de son œuvre à un édifice , que certes les critiques déjà nommés trouveront ambitieuse, comme si Ton pouvait se comparer à quelque chose de petit, quand on est déjà si petit qu'une modeste comparaison échapperait alors à l'œil; cette réponse si grossière, si malheureuse, si dégoûtante, si vous le voulez, tient à l'une des questions les plus importantes de notre état actuel • Elle accuse la nécessité où sont la plupart des écrivains français de vivre du produit de leurs œuvres; et pour ce qui le concerûe, l'ai^rteur de ces fragmens avoue qu'il faut, ea ce cas, savoir vivre de peu. Un auteur presque aussi

PRÉFACE. XXm

illustre par son nom que par la finesse de vues qui caractérise son talent, M. le nmr>' quis de Custine , a écrit , à propos de TEs-jiagne sous Ferdinand VU, une fort belle page sur ce sujet. L'auteur n'est pas facbé de la citer pour donner du relief à cette Préface*; elle contiao^ un si magns&pie âoge de la pauvreté , qu'il n'a plus la moindre bonté à parler de la sienne et de celle des écrivains qui vivent des douloureux produits de l'écrir toire. Malgré la beauté de ses pensées, cette page implique une- attaque trc^ violente con« tre quelques malheureux pour ne pas être réfutée; d'ailleurs, peut-être ceux qu'elle stygmatise n'osaraient-ils pas répondre^ tandi& qu'un auteur lilnre et pauvre sera très à son aise en parlant pour t(Mtt le monde*

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