AVANT-PROPOS
II y a près de quarante ans, vivait dans une des rues les plus populeuses du centre de Paris un bon marchand, qui était cité parmi ses confrères comme un modèle, piour la régularité de ses habitudes et son application continuelle aux choses de son commerce. Resté veuf, après six ans de mariage, il avait une fille, ftgée de seize ans, à Tépoque où commence celte histoire, et un fils âgé de quinze ans. Une personne de confiance, mademoiselle Catherine, servait de mère à Pauline et à Julien. Elle était à la fois gouvernante à Tentresol et premier commis dans la boutique. M. Robert, son patron, lui avait donné par degrés toute sa confiance. Il n*avait point de secrets pour elle, mais il n'en était pas moins le mattre chez lui. C'était un de ces hommes qn*on ne gouverne pas aisément, parce quMl avait reçu du ciel une raison étroite, mais ferme, et quMI avait concentré , par portions égales , ses premièrtt affecti(ms sur ses deux enfants.