‹ La ferme de Prilly: lettres d'un jeune ParisienChapitre 4 sur 4 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

On nous demandera peut-être si nous savons maintenant (décembre 1853) ce que sont devenus les marchands de la rue Sainte-Avoie et les campagnards de Prilly ?

On s'attend bien que quarante années ont amené de notables changements dans les deux familles. M. Robert est mort depuis vingt ans. Mademoiselle Catherine , qui lui a survécu quinze années, s'est montrée, jusqu'à la fin, aussi soigneuse, aussi agissante, rue Saint-Denis, qu'elle Ta vait été rue Sainte- Avoie. Elle a tenu dans ses bras tous les enfants de Pauline, qui, longtemps heureuse avec son époux, l'a perdu seulement depuis quelques mois. Elle a

VU ses enfants entrer avec succès dans la carrière du conlmerce. Marie, la plus jeune de ses iilles^ a seule montré les mêmes goûts champêtres que son oncle ; un cousin, qu'elle avait à Prilly, Ta fixée dans la même ferme où la veuve octogénaire de M. Dupuis pleure encore son bon Pierre. Ce cousin, heureux objet du choix de Marie, est le fils aîné de Julien et de Mai*guerite. Ces deux époux, encore pleins de force et de santé, voient leur enfants pros* pérer, et s'établir successivement dans le voisinage. Aucun d'eux n'a cru devoir quitter la campagne pour la ville.

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