‹ La ferme de Primerose comédievaudeville en un acteChapitre 5 sur 28 · ROBERTE · texte numérisé non relu

ROBERTE

Tu parles de victoire, U y aura donc lutte, ooœbat?

JAMES

Pourquoi faire? Le peuple de Londres et des campagnes veut une cho e juste. Il se réunit tranquillement, il met en marche tranquillement; les constables le regard.- ni passer tranquillement et il va exprimer f on opinion tranquillement. Alors le gouvernement se dit ; Voilà de braves gens qui ont ral>on, il faut leur accorder ce qu’ils demandent. Chacun a fait son devoir, chacun est coûtent, et chacun rentre chez soi... tranquillement! s ni ROBERTS, après avoir rassuré Mary du geste.

C'est vrai !... c’est une victoire gagnée... tranquillement! (Mary va s'asseoir près de la table et travaille.)

James, s'asseyant en face de sir Roberts. •

Ah ça mais, vous ne savez donc pas que voilà deux fois que l’on refuse la régence au prince de Galles? Que l’on a présenté le bill au parlement pour la troisième fois, et que c est aujourd'hui la séance du vote. Si on laisse faire nos lords ils refuseront encore. El pour empêcher ça, il y aura ce soirà cinq heures une grande manifestation]... Je conduisant hommes, toute la paroisse. Vous en serez, n’esl-ce pas?

8IR ROBSRIS.

Oh ! mon opinion est de laisser faire eaux qui s'entendant mieux que moi aux afTiires.

JAMES

Tenez, je vois que vous ôtes comme les anciens du village qui sont acharnés contre ce pauvre prince Georges, tandis que tous les jeunet sont ppur lut.

«IR ROBERTS

Mon ami... jene suis l'ennemi do personne. Dieu merci; mais je sais que le prince Georges n'a pas toujours une conduite à l'abri du reproche... je sais... trop de choses peutêtre 1...

JAMU.

Mary, du fou? ( Mary sort par Ut ports de la cuisine.) Que sa vez-vous donc, mon révérend?

61 R ROBERTS

Je sais que Georges offense la morale et la religion par des désordres déplorables... et dernièrement encore, à Bnghtnn. j’en ai eu la preuve... une preuve cruelle... une pauvre jutmo fille, près de laquelle ie lus appelé, pour lui donner Mèt* nières consolations. . Quelques instants avant d’expirer, l infortunée, en me pressant U main, y glissa un médaillon, un portrait, puis se penchant vers moi: - Vous le regarderez, me • dit-elle, quand je ne serai plus, et vous Ut rendiez à celui » qui me lavait donné. >

Et ce portrait... c'était î

SIR ROUE RTS.

Celui d'un jeune homme dont les traits m’étaient Inconnus, et dont rien n indiq lait le rang, ni le nom .... mais à r*» ine étais-je sorti de celte pauvre chaumière. . (Jt s’arrête en voyant Moro eu* revunl.)

Ensuite»...

Sflenoe... Mary.

J amis, gaiment.

Eb bien... après tout, quand ce serait lui!... jeunesse n’est pas vice ! .. il se corrigera!...

SU R0BKIIT9.

4e le souhaite de tout mon cœur.

JAIS*, prenant le feu de» maint de Mary.

Hein!... qu'est-ce que je vois la» {Il paie la lou ,.ie sur U gué-

nflOB.) *

■âsr. effrayée et ncu'ani.

Quoi donc T

James, pr>s int ta pipe.

Venez un peu ici, fcJiiry. Donnez-moi vos mains. {Mary les lui donne.) Vous êtes alleu liane de l'herbe : ne mi litez pas!

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