‹ La fermièreChapitre 12 sur 23 · MAURICE, NICOLAS · texte numérisé non relu

MAURICE, NICOLAS

NICOLAS , se composait.

Bon jour , M. Maurice.

ha Fermière. ;i

MAURICE

Qu'as-tu donc i' mon ami ? tu parais agité.

Ça ne sera rien , M. Maurice , j'allais chez vous pour vous prier de me rendre un service , M. Maurice.

MAURICE

Parle , mon garçon.

NICOLAS

Vous savez que j'aime Louison.

MAURICE

■ Je m'en suis aperçu.

NICOLAS

J'ai un rival ; je suis furieux ! je veux le tuer ! et j'allais vous prier d'avoir la complaisance de me montrer à avoir du courage- - . comme c'est une chose qui concerne votre état. . . voulez-voi7.s m'enscigner ça tout de suite , tout de suite , s'il vous plaît ?

MAURICE , riant.

Te montrer à avoir du courage ! . . .

A.1R : Dam la vigne à Claudine.

Apprends à mieux connaître C qui fait l'homme d'hnnneur, Ceux qu' not' so! a vu naître N' doiv'nt jamais avoir peur.

Le cœur fait la Taillance , D'mande à nos jetm's soldats , Ils te diront qii'en France L' courag' ne s'apprend pas.

NICOLAS

Excusez.

D'ailleurs, mon garçon, le courage, vois-tu ; c'est dans le sang, ça.

NICOLAS

Ah ! c'est dans le sang !. . . vous croyez ?. . . alors , j'en ai peut-cire sans m'en douter.

MAURICE

Pourquoi pas ? je le crois aussi brave qu'un autre.

NICOLAS

Jarni ! vous me ravigotiez . . M. Roquillard n'a qu à être tranquille ; son affaire est bonne.

Air de Lisbeih.

y m'en vais l'arranger joliment ,

Maint'nant que j' sais qu' j'ai du courage ,

Et r pauvre homme peut , dès c' m.ment ,

Fair' ses billets d'enterrement ,

Au lieu d' ses billets d' mariage.

Il est just' que je m' venge enfin

D' celui qui caus' mon infortune ;

Et je me sens si bien en train ,

Qu' je r tuerai ibis) plutôt deux fois qu'âne.

Tu veux te battre. Fi donc , mon ami ! ignores-tu que le duel est une action blâmable.

Air du Vaudevdle de Turenne.

Jamais de t'armer contre un frère

Ne conçois le fatal dessein;

Le fer qui laboure la terre ,

Seul aujourd'hui doit briller dans ta niaio.

Pour ton pays reserve ta vaillance ,

N'aspire pas à de honteux succès :

Souviens-Loi que le sang Français ,

Ne doit couler que pour la France.

NICOLAS

Mais enfin , que faut-il que je fasse ? Louison ne nraime plus.

MAURICE

Comment cela ?

NICOLAS

Elle vient de me dire que j'étais t'un monstre.

MxVURICE.

C'est une preuve qu'elle t'aime.

NICOLAS

Elle m'a dit : je te déteste !

MAURICE, riant.

C'est qu'elle t'adore.

Elle m'a dit qu'elle m'abhorrait!

MAURICE

Alors , elle est folle de toi . , . mon pauvre garçon , tu ne connais pas les femmes,

NICOLAS

Faut donc croire le contraire de ce qu'elles disent ?

MAURITE , gaîmrnl.

Presque toujours.

NICOLAS

Ah ! bien. . . vMà encore qu'csl bon à savoir ; à l'avenir , je ne me chagrinerai plus comme ça.

Air Vaudenlle de l'Ecu de six francs.

Je serai dans un' joie extrême ,

Quand L(ouison m' dira qu'ell' n' m'aim' pas

Je goùtrai le bonheur suprénif

Quand ail' m' trait' ra du haut en bas.

J' m'en vas lui fair' dire à la ronde !

Qu'ail' me de'teste , qu'ail' me hait...

Et pour peu qu'air m' donne un soufflet ,

J' suisl'homm' le plus aime' du monde.

// sort.

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