MAURICE, NICOLAS
NICOLAS , se composait.
Bon jour , M. Maurice.
ha Fermière. ;i
MAURICE
Qu'as-tu donc i' mon ami ? tu parais agité.
Ça ne sera rien , M. Maurice , j'allais chez vous pour vous prier de me rendre un service , M. Maurice.
MAURICE
Parle , mon garçon.
NICOLAS
Vous savez que j'aime Louison.
MAURICE
■ Je m'en suis aperçu.
NICOLAS
J'ai un rival ; je suis furieux ! je veux le tuer ! et j'allais vous prier d'avoir la complaisance de me montrer à avoir du courage- - . comme c'est une chose qui concerne votre état. . . voulez-voi7.s m'enscigner ça tout de suite , tout de suite , s'il vous plaît ?
MAURICE , riant.
Te montrer à avoir du courage ! . . .
A.1R : Dam la vigne à Claudine.
Apprends à mieux connaître C qui fait l'homme d'hnnneur, Ceux qu' not' so! a vu naître N' doiv'nt jamais avoir peur.
Le cœur fait la Taillance , D'mande à nos jetm's soldats , Ils te diront qii'en France L' courag' ne s'apprend pas.
NICOLAS
Excusez.
D'ailleurs, mon garçon, le courage, vois-tu ; c'est dans le sang, ça.
NICOLAS
Ah ! c'est dans le sang !. . . vous croyez ?. . . alors , j'en ai peut-cire sans m'en douter.
MAURICE
Pourquoi pas ? je le crois aussi brave qu'un autre.
NICOLAS
Jarni ! vous me ravigotiez . . M. Roquillard n'a qu à être tranquille ; son affaire est bonne.
Air de Lisbeih.
y m'en vais l'arranger joliment ,
Maint'nant que j' sais qu' j'ai du courage ,
Et r pauvre homme peut , dès c' m.ment ,
Fair' ses billets d'enterrement ,
Au lieu d' ses billets d' mariage.
Il est just' que je m' venge enfin
D' celui qui caus' mon infortune ;
Et je me sens si bien en train ,
Qu' je r tuerai ibis) plutôt deux fois qu'âne.
Tu veux te battre. Fi donc , mon ami ! ignores-tu que le duel est une action blâmable.
Air du Vaudevdle de Turenne.
Jamais de t'armer contre un frère
Ne conçois le fatal dessein;
Le fer qui laboure la terre ,
Seul aujourd'hui doit briller dans ta niaio.
Pour ton pays reserve ta vaillance ,
N'aspire pas à de honteux succès :
Souviens-Loi que le sang Français ,
Ne doit couler que pour la France.
NICOLAS
Mais enfin , que faut-il que je fasse ? Louison ne nraime plus.
MAURICE
Comment cela ?
NICOLAS
Elle vient de me dire que j'étais t'un monstre.
MxVURICE.
C'est une preuve qu'elle t'aime.
NICOLAS
Elle m'a dit : je te déteste !
MAURICE, riant.
C'est qu'elle t'adore.
Elle m'a dit qu'elle m'abhorrait!
MAURICE
Alors , elle est folle de toi . , . mon pauvre garçon , tu ne connais pas les femmes,
NICOLAS
Faut donc croire le contraire de ce qu'elles disent ?
MAURITE , gaîmrnl.
Presque toujours.
NICOLAS
Ah ! bien. . . vMà encore qu'csl bon à savoir ; à l'avenir , je ne me chagrinerai plus comme ça.
Air Vaudenlle de l'Ecu de six francs.
Je serai dans un' joie extrême ,
Quand L(ouison m' dira qu'ell' n' m'aim' pas
Je goùtrai le bonheur suprénif
Quand ail' m' trait' ra du haut en bas.
J' m'en vas lui fair' dire à la ronde !
Qu'ail' me de'teste , qu'ail' me hait...
Et pour peu qu'air m' donne un soufflet ,
J' suisl'homm' le plus aime' du monde.
// sort.