‹ La fermièreChapitre 17 sur 23 · MAURICE, NICOLAS, LOUISON · texte numérisé non relu

MAURICE, NICOLAS, LOUISON

Nicolas et Lotiison airhent en pleuvant. LOUISON et NICOLAS.

• Ah ! ah ! ah ! quel malheur !

MAURICE

Eh ! bon Dien ! qu'avez-vous donc ?

LOolSON, pleurant.

Ah ! ah !

KICOLAS.

M. Maurice, saurez-nous ; prote'gez-nous !

Que va dire ma marraine ?

NICOLAS

Nous sommes perdus !

MAURICE

Mais enfin , qu'est-ce donc ?

NICOLAS , sangloitant.

Imaginez.-vous que pendant que j'étais là ; [il pleure.') ah! ah ! ... à me raccommoder avec Loulson ; tantôt . . . (// pleure.') oh ! oh ! . . v'ià qu'la p'iile vache a disparu. . . (// pleure.) uh ! uh ! uh !

LOUISON, pleurant.

Mon Dieu ! voui ... hi ! hi ! hi !

MAURICE

Allons , consolez-vous , elle se retrouvera.

NICOLAS

C'est précisément celle que ma'me Catherine aime tant, Blanchette , la petite vache noire.

LOUISOV.

Nous l'avons cherchée partout,

NICOLAS

Jel'app'lais, je lapp'lais ; elle ne m'a pas répondu.

LOUISON

Air de Joseph.

Par les loups , ail' s'ra dévorée...

Vous étiez donc vers la forêt ?

NICOLAS

D 'elle, même , ail' s'est égarée.

LOUISON

Je n' sais pas comment ça s'est fait.

NICOLAS , pleurant toujours.

Rien qu'en y pensant , ça m'arrache

De larmes un torrent nouveau.

Et d'puis qu'elle a perdu sa vache ,

Vous r voyez , je pleur' comme un veau, (i)

Mon Dieu ! une si belle bête , . vous savez bien , M. Maurice ; c'est c'te p'iite qu'est si douce ; celle qui m'a donné un coup de corne avant-z-hier.

JSicolas et Louison recommencent à pleurer. MAURICE.

Allons , allons , ne pleurez pas.

NICOLAS, pleurant plus fort.

La bourgeoise va joliment rire,

MAURICE

Eh ! bien , mes amis , ne perdons pas de temps . . . Catherine est sortie ; elle ne se doute de rien. . . courons battre encore une fois la forêt. . . venez avec moi.

Air : Ah ! ne craignez pas que j' oublie.

Mes entans mettons nous en roule ; Parcourons Tous les environs , Et dans peu d'iastans , je me doute , Qu'ici nous la ramènerons, {ter.)

. (i) Ce couplet ne se r.liaiite pas à la représentation.

( à part. ) Souvent au bois , fille amoureuse , Perd bien des chos's par ci par la , Louison est encor fort lieureuse D'en être quitte pour cela (bis.) Tous les trois mettons-nous en route , NICOLAS ET LOUISON.

Allons remettons-nous en route , etc.

Ils sortent tous les trois. Koquillard entre du côté opposé.

^«'«A V^Wt VVV«^/VV« XA/V1 V%%« t,X/«A VVV« WWVWt V«A^ VW« V«/V« V«iV« vwt Wl/% W%%« W»l \^A/« v«w%'M/w«

SCFJNE XVI.

ROQUILLARD.

Ron ! bon ! voilà le commencement du remue ménage... parbleu ! j'ai eu une bonne idée de détourner la vache de Louison; cela va retomber sur ce drôle de Nicolas. .. je rarangerai tout cela à mon avantage , et les choses prendront sans doute une meilleure tournure, (^ylpercevant Catheiine.^ Bon, voilà Catherine... allons, Roquillard, pousse au scandale.

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