LE PAYSAN
En cas que . . . quoi ?
NICOLAS
Dame ! . . . en cas qu'une , ou en cas qu'elles . . .
LOUISON
En cas qu'elles. . • Vous êlesun malhonnête , M. Nicolas.
NICOLAS
N'allez-vous pas vous fâcher i' Comme si vous n'éliez pas
sujette à caution. Mais, c'est pas ça dont il s'agit : il est donc dit que nous allons aller tous à Touvi-age , comme si de rien n'était, et puis au coup de midi , nous revenons tous ici.
Vous savez que ma marraine s'appelle Louise , comme moi. . . eh ! ben, c'est ça,
MCOLAS.
Oui; mais jusque-là, faut d' la prudence. Vous connaissez madame^Catherine. . .
Air de Frénlle et Taconnet.
Pour un p'tit rien , ell' s'emporte , ell' s'entête ,
Si ben qu' souvent ça m'a fait peur
Et comm' c'est a jourd'hui sa fête ,
1' n ' faut pas lui donner d humeur. Bix en chœur,
Qu' chacun ici fasse le bon apôtre ,
Pour que not' plaisir soit complet ;
Car, mes amis , j' vous le dis tout net :
En attendant que i' lui présentions l'nôtre , ». ^„ „i,^.,^ fil' ■ -i lu j r • I 1 -O'^ f'^ chœur.
mi s rait capabi de nous iaire un boutjuet.
C'est qu'aile ne s' gênerait pas, moi j' lui donnerais un' rose , air me rendrait une,girofiée à cinq feuilles.
LOUISON
Il est vrai d' dire qu elle n'est pas endurante ; mais elle n'a pas de rancune.
NICOLAS
Ça c'est vrai ; ell' serait femme à dire à queuqu un : allez au diable ! et que le bon Dieu vous bénisse.
Elle est si bonne î
Air : Je ne veux pas qu'on me prenne.
C'est la meilleur' femm' du monde , Mais drès qu'eil' fait sa gross' voix , 1' n ' faut pas qu'on lui réponde , Ou crac, avec ses cinq doigts L n' gi^e est bientôt donnée, ?>Iais j' lui rends juslic' là d'sus , Une fois la main tournée , A ous èt's sur qu'eil' n'y pens' plus.
îaCOLAS.
Oui , encore hier , ce soufflet qu'elle a voulu te donner , et que j'ai reçu, hein ! (Aux paysans.') Allons, allons, en marche , et pas de bruit.
Air di' /il Sur/>u/iiu',
Qu' 1ns bou<iuels
Soient tous prêts
Pour fêler (>:itiriiiie ,
El pour qu'eir ne tl'vinc
Rien,
Mes amis , cachons-les bien.