‹ La fete de Moliere comedie en un acte, en versChapitre 13 sur 30 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ALPHONSE, ISABELLE, GEORGETTE , un monni; HENRIETTE, OCTAVE.

GEORGETTE, venant de gauche.

Votre père est sorti. — Ces messieurs sont encor Au salon. — Sans nul doute on est tombé d’accord.

ISABELLE à Alphonse.

F.lle rentre à gauche.

Mon père consent-il?

ALPHONSE, riant toujours.

Oh ! pas le moins du monde.

ISABELLE, lui tournant le dus.

Et vous en ressentez une douleur profonde !

HENRIETTE, à Octave.

Faut-il que ce soit moi qui vous demande aussi Quel résultat obtint voire démarche ici?

OCTAVE

Voire père n’a plus sn raison, sur mon âme !

fl

l/A K Ê T Ë DE MO LIE UE.

Il ENItlETTE.

Si vous m'aimiez, monsieur, et me vouliez pour femme, Vous ne tiendriez pas de semblables discours.

ALPHONSE, à Isabelle.

Or donc, vous apprendrez que l'auteur de vos jours, llomme charmant d'ailleurs, s'avise de prétendre...

ISABELLE, ù Alphonse.

Riez, monsieur, de vous je ne veux rien apprendre.

OCTAVE, à Henriette.

\ olre père s'est mis dans la tète aujourd'hui....

IIENIIIETTE, à Octave.

Sans savoir quoi, monsieur, je pense comme lui *,

Il ne peut rieu vouloir qui ne soit raisonnable.

OCTAVE

Mais il m’a refusé.

HENRIETTE

Vous trouvant trop aimable.

ALPHONSE, à Isabelle.

Je vais vous expliquer la chose en peu de mois.

ISABELLE S

Mon Dieu, ne tenez pas d'inutiles propos.

Mon père a refusé — cria vous a fait rire,

J'en ris aussi; voyez...

ALPHONSE

Mais laissez-moi vous dire Quel projet a conçu ce père, ce qu’il veut (Jue l’on fasse.

ISABELLE

Laissez-moi rire encore un peu.

ALPHONSE, a Isabelle qui ril toujours.

A vous fuir à jamais votre gaieté convie.

ISABELLE

Mais partez donc, monsieur : vous en mourez d’envie.

1 Alphonse, Isabelle, Ootavp, Henriette.

* Isabelle, Alphonse, Octave, Henriette.

OCTAVE , 5 Henriette.

Puisqu'il le faut, cruelle, agréez mes adieux.

Oclavc cl Alphonse s'éloignent précipitamment cl sont surpris par Jourdain. Ils s'arrêtent.

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