ISABELLE, ALPHONSE , JOURDAIN, OCTAVE
HENRIETTE
JOURDAIN
Vous n'en êtes encor qu'au Dépit amoureux ?
ALPHONSE, ù part.
Oh ! le maudit vieillard !
OCTAVE
Souffrez que je m’excuse.
JOURDAIN
Vous n'avez pu trouver une assez bonne ruse ?
OCTAVE
Nous n'avons pas cherché. — Trompés dans notre espoir, Nous fuyons des regards qui souffrent à nous voir.
JOURDAIN
Adieu donc, chers messieurs; pour moi, je vous souhaite. Si quelque jour l’hymen vous remcnlc à la tète,
Un peu plus de bonheur.
Octave cl Alphonse sortent avec humeur par la droite. HENRIETTE, à Jourdain.
l’ère, nous vous prions De ne pas exiger que nous nous mariions.
JOURDAIN
Je ne l'exige point...
I S AD ELLE, entraînant son père vers l’extrême gauche.
Moi, je veux rester fille,
Et je n'ai pas du tout le goût de la famille.
HENRIETTE
Nous resterons ici, près de vous, et toujours.
ISABELLE
Par ma franche gaieté je charmerai vos jours.
'il
Vous serez adoré, choyé, chéri, mon père...
Je vous lirai le soir une œuvre de Molière.
JOURDAIN, tenant ses deux lillcs.
0 mes chères enfants, oui, je vous garderai,
Jamais à îles maris je ne vous donnerai.
Les maris sont méchants, taquins, grondeurs; les pères Sont doux, bénins, mignons, aimables, débonnaires,
Et je ne comprends pas qu'on trouve dans Paris Des enfants disposés à prendre des maris!
Alphonse et Octave, revenant vivement par In droite. OCTAVE.
11 ne nous reste plus qu'à partir.
JOURDAIN
(Jue je meure.
Si je ne vous croyais dehors depuis une heure !
Gcorgelte parait.