‹ La fete de Moliere comedie en un acte, en versChapitre 4 sur 30 · LA FÊTE UE MOLIÈRE · texte numérisé non relu

LA FÊTE UE MOLIÈRE

ALPHONSE

On nous joue à Paris. — Quant à collaborer.

L'un de l'autre ne peut vouloir se séparer :

La nature luttant contre nos sens artistes,

H failles endroits gais, — j'écris les scènes tristes.

Et je crois qu'il est dit que, tant que nous vivrons Ainsi qu'à nos débuts, nous collaborerons.

CEORGETTE.

Brueys et Palaprat renouvelés ' .

ALPHONSE

Ma chère,

Nous venons de Paris pour une grave affaire;

Quand tu m'as reconnu, j'allais t’offrir vingt francs Pour te faire jaser.

CEOP.CETTE.

Jaser! sur quoi donc?

ALPHONSE, lui donnant un lcuiis.

Prends,

El sur monsieur Jourdain, ton honorable maître,

Dis-nous tout ce qu'il est utile de connaître :

Son âge, son état, ses goûLs et ses penchants,

Le qu'il a dans le cœur d’instincts bons ou méchants.

Ce qu’il lit, ce qu'il fait...

CEORGETTE.

Et combien de familles

Ainsi que lui voudraient avoir deux belles-lilles !...

— Çà, dites-moi, messieurs, sans indiscrétion,

Est-ce de l’amour?

ALPHONSE

En collaboration.

Mais assez, ne sors point de l'emploi qu’on te donne ; Sois Dorine, — d’accord; — mais ne sois point OEnone. Jase.

GEORGETTE

Or monsieur Jourdain, mon honorable maître.

Est un bourgeois, — bourgeois autant qu’on lé peut être.

1 Georgetle est une ancienne soubrette qui naturellement ne connaît, à propos des doux noms qu’elle rite, que la charmante petite pièce d’Etienne.

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