ACTE DEUXIEME
Au printemps de l'année suivante. Une pauvre habitation de pêcheurs à l'extrémité du port.
Au fond, à droite, donnant sur les dunes, deux fenêtres ouvertes comme la porte d'à côté. Sur l'appui des fenêtres, des fleurs et des plantes grasses. Au-dessus de chaque croisée, une console supportant une mouette empaillée Au-dessus de la porte, une cage avec un oiseau.
A droite du spectateur, l'àtreoù brûle un feu de bois. Sur l'archelle, drapée d'une jupe rustique, des imagos de plâtre, enluminées de couleurs criardes. Devant la hotte ainsi qu'au milieu de la cabane, retenus au plafond par des fils de caret, des petits modèles de navires et de barques de pêche. A gauche et à droite de la cheminée, les images de la Vierge et de saint Pierre. A gauche de la cheminée, une alcôve garnie de petits rideaux à carreaux rouges et blancs, relevés sur le côté. Tout près, un bénitier avec une branche de buis et un rosaire. A droite de la cheminée, une porte à côté de laquelle pend une petite glace, sous une horloge de bois.
A gauche du spectateur, la muraille est toute tapissée de filets de pêche. Même côté, poussée contre le mur et en partie chargée de fils de caret, une table, adroite de laquelle se trouve une vieille armoire vitrée contenant de la vaisselle. A gauche, également, retenu par un piquet, monté sur un pied, un filet presque achevé.
Cinq ou six chaises seulement, et le long des croisées un banc de bois peint. Des vêtements sont pendus à des clous fichés ça et là dans la muraille. Dans un coin, à droite de la cheminée, de grandes bottes de pêche.