ACTE DEUXIÈME
Avec passion.
Dis, Djovila, Dis... sois à moi, Deviens ma femme,
Et tout, Tout est à toi î
DJOVÏTA, comme revenant à elle.
Ta femme? Moi? Moi?...
Elle dépose brusquement le miroir sur la table. M Ô R I K .
Ma femme! Oui!
Tu vaux un tel trésor !
Il veut la serrer contre sa poitrine.
DJOVITA, lui donnant un léger soufflcl .
Tiens !
Furieux, il lève la main sur elle, mais elle le regarde fixement; fasciné, il laisse retomber le bras.
Ça t'apprendra !
Quoi?
Que je me vende, moi, Pour ces parures vaines!
Ah ! bah ! Ah ! bah !
MÔRIR, atterré.
De grâce ! viens ! écoute-moi !
Aie pitié de ma peine!
DJOVITA, éclatant de rire.
Ah ! Ah !
Elle se trouve à ce moment au milieu de la scène, tournant le dos à la porte. Les pêcheuses de crevettes, pimpantes et gaies, paraissent aux fenêtres du fond/suivies de Kerlin', perdue dans ses tristes pensées. Elles entrent chargées de paquets, enves loppés dans du papier ou du linge. Djovita se retourne ; les jeunes filles voient les bijoux, et un cri de surpriss leur échappe. Môrick s'effraie et tout tremblant il se met devant Djovita pour la cacher.