‹ La fiancée de la mer, drame lyrique en trois actesChapitre 42 sur 62 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LES MÊMES, KERDEE, paraissant à la porte du fond; puis, du dehors, DJOYITA.

KERLIN , à part, voyant le jeune pôcheur et détournant les yeux en frissonnant.

Mon Arry, mon bien-aimé !

Kerdée fait un pas dans la cabane. Au même moment Djovïta parait à la fenêtre de droite.

KERLÎN , s'aprochant de Kerdée.

Frée, Frée...

Voilà ma main...

D.jovita recule comme si elle recevait un coup en plein cœur. Wulff et Gudule heureux, font un pas vers Kerdée et Kerlîn'.

KERDEE, prenant la main de Kerlîn' •

Kerlîn'!... Kerlîn'!...

Ma femme, Kerlîn'!...

Djovita disparaît. — Kerdée, ivre de joie, veut embrasser Kerlîn', mais elle se dérobe. Il va à Wulff et Gudule et leur serre les mains.

KERLIN , à part, avec déchirement.

Mon Arry bien-aimé!

Kerdée reprend Kerlîn' par les mains.

DJOVITA, dans les dunes, d'une voix haineuse.

La nuit, la belle eût un rêve :

Près d'elle était le mort I

Kerlîn' tressaille violemment et ses yeux deviennent hagards.

Elle s'enfuit vers la grève;

L'onde s'enflait fort!

Soudain, du flot qui l'amène,

Un monstre surgit...

Kerlîn' arrache ses mains de celles de Kerdée.

Prend l'infidèle, l'entraîne, Et dans la mer l'enfouit!

Éclat de rire court et strident de Djovita. Kerlîn' s'accroche désespérément à son père et à sa mère, et son visage devient effrayant de folle terreur. Tous la regardent avec effroi.

KERLÎN , avec une violence extrême, — parlé.

Près d'elle était le mort !

Elle court à Kerdée qu'elle repousse.

L'onde s'enflait fort!

Un monstre surgit!

Elle se prend la tète des deux mains, pousse un cri d'allégresse et rit aux éclats.

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