‹ La fiancée de la mer, drame lyrique en trois actesChapitre 52 sur 62 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

D J 0 V I T A , montrant la mer.

Là, sous la vague qui chante, Est son palais merveilleux Aux voûtes pleines d'étoiles, Aux dalles brillantes des larmes Pour toi versées !

KERLIIS', subissant la suggestion de Djovita.

Dieu!

0 Dieu ï

DJOVITA, avec une force plus pénétrante encore.

Pourquoi ne pas l'avoir suivi Sous les flots amoureux ?

KERLÎN se dirige vers la mer, s'arrête, secoue la tête et revient sur ses pas.

On va bénir la mer !

Elle lève les yeux au ciel.

Marie, ô douce !

DJOVITA, saisissant Kerlîn' par le bras et la voix pleine d'indignation et de force convainquante.

Parjure !

Où donc sont tes serments ?

Kerlin" est secouée profondément et étend les mains d'un geste de frayeur.

Depuis longtemps A lui tu devrais être unie Dans son palais d'azur...

Parj ure !

Où donc sont tes serments ?

KERLIN , avec un cri sauvage.

Parjure!

Moi !... Parjure!

Sur la dune de droite parait Kerdéequi regarde et écoute.

^*^&«ès

DJOVITA.

Oui, parjure!

KERLÎn', avec éclat.

Tu mens !

Poussant un cri de fureur, elle bondit vers Djovita et la prend à la gorge. Sa couronne tombe sur le sable. Kerdée accourt.

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