ACTE TROISIÈME
D J 0 V I T A , montrant la mer.
Là, sous la vague qui chante, Est son palais merveilleux Aux voûtes pleines d'étoiles, Aux dalles brillantes des larmes Pour toi versées !
KERLIIS', subissant la suggestion de Djovita.
Dieu!
0 Dieu ï
DJOVITA, avec une force plus pénétrante encore.
Pourquoi ne pas l'avoir suivi Sous les flots amoureux ?
KERLÎN se dirige vers la mer, s'arrête, secoue la tête et revient sur ses pas.
On va bénir la mer !
Elle lève les yeux au ciel.
Marie, ô douce !
DJOVITA, saisissant Kerlîn' par le bras et la voix pleine d'indignation et de force convainquante.
Parjure !
Où donc sont tes serments ?
Kerlin" est secouée profondément et étend les mains d'un geste de frayeur.
Depuis longtemps A lui tu devrais être unie Dans son palais d'azur...
Parj ure !
Où donc sont tes serments ?
KERLIN , avec un cri sauvage.
Parjure!
Moi !... Parjure!
Sur la dune de droite parait Kerdéequi regarde et écoute.
^*^&«ès
DJOVITA.
Oui, parjure!
KERLÎn', avec éclat.
Tu mens !
Poussant un cri de fureur, elle bondit vers Djovita et la prend à la gorge. Sa couronne tombe sur le sable. Kerdée accourt.